Relations diplomatiques de l’Algérie : Tebboune fait le point !

Dans le cadre de sa traditionnelle rencontre avec les médias nationaux diffusée ce samedi, le Président de la République Abdelmadjid Tebboune s’est longuement exprimé sur la politique étrangère algérienne.

Ainsi, au cours de cet entretien, le Chef de l’État a abordé avec précision l’état des relations bilatérales et multilatérales que l’Algérie entretient avec de nombreux pays.

États-Unis : En « constante amélioration »

En effet, le Président Tebboune a abordé les relations avec les États-Unis en soulignant leur amélioration continue ainsi que les accords militaires signés récemment avec Washington. « Nos relations avec les USA s’améliorent quotidiennement et cela n’affecte en rien nos relations avec la Russie, la Chine et l’Inde. Ça fait partie de nos gènes de non-alignés et aucun de ces pays n’a essayé de vassaliser l’Algérie », a-t-il déclaré, mettant en lumière l’indépendance de la politique étrangère algérienne.

Alger-Madrid : Un axe stratégique

Concernant l’Espagne, il a mentionné une période de tensions, mais a précisé que les relations étaient désormais revenues à la normale. « Avec l’Espagne, il y avait une période de froid mais nos relations ont repris normalement. D’ailleurs, une partie des ovins pour l’Aïd sera importée d’Espagne », a-t-il expliqué, illustrant la normalisation des échanges entre les deux pays.

Allemagne et Europe centrale : Des liens solides !

Le président a ensuite évoqué les relations avec l’Allemagne, en insistant sur l’importance historique de ce pays pour la révolution algérienne. « L’Allemagne a été d’un apport très très important pour la révolution. Nous avons aujourd’hui de très bonnes relations avec l’Allemagne, et aussi avec la Slovénie, la Tchéquie, la Pologne, la Serbie… », A-t-il ajouté, tout en soulignant les liens solides de l’Algérie avec plusieurs nations européennes.

Italie : Une relation « particulière »

Le Président Tebboune a mis en lumière les relations spéciales avec l’Italie, qu’il a qualifiées de « très amicales ». « L’Italie a été un bon support pour l’Algérie durant la révolution et jusqu’à aujourd’hui nous n’avons jamais eu de problème avec l’Italie, bien au contraire, elle a toujours été dans l’aide avec nous. Durant la décennie noire, l’Italie n’avait pas participé à l’embargo sur les aéroports algériens. Nous nous sommes entendus que le siège de la fondation Matei sera implanté à Alger », a-t-il précisé, rappelant le soutien constant de l’Italie à l’Algérie.

Voisinage : Des relations fortes

Le président a également abordé les relations avec les pays voisins d’Afrique du Nord, notamment la Tunisie, la Libye et la Mauritanie. Il a expliqué que ces pays étaient en discussion régulière pour surmonter ensemble le manque d’organisations sous-régionales dans le Maghreb. « Nous sommes en contact régulier avec ces pays pour nous organiser et affronter ensemble les défis communs », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de la coopération régionale.

Aussi, le président de la République a souligné que l’Algérie œuvre autant que possible pour n’exclure aucune partie, l’objectif étant « le rassemblement dans un espace nécessitant un nouveau cadrage », rappelant, à cet égard, l’accord signé entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye concernant la nappe albienne.

Panafricanisme : Retour aux sources

En ce qui concerne le continent africain dans son ensemble, Tebboune a rappelé que l’Algérie ne poursuit aucune arrière-pensée dans ses relations avec ses voisins. « Nos frères africains ont compris que l’Algérie n’a pas d’arrière pensée dans ses relations avec eux mais qu’elle est dans une logique panafricaniste bénéfique pour tout le monde. Nous œuvrons d’ailleurs quotidiennement pour donner un prolongement concret à notre démarche panafricaine. Nous sommes en train de rattraper tout ce qu’on a perdu comme relations sur le continent », a-t-il expliqué, mettant en avant l’engagement de l’Algérie pour le progrès panafricain.

Dans ce sillage le Président Tebboune a déclaré que l’objectif de l’Algérie est l’unité du continent et le rassemblement, tel que prôné par les anciens dirigeants.

Il a évoqué, à cet égard, les initiatives entreprises par l’Algérie, notamment l’accueil d’étudiants dans les universités algériennes, voire même dans les écoles relevant de l’Armée nationale populaire (ANP). « Sur le plan économique, nous essayons autant que faire se peut d’avoir un libre-échange avec les pays du continent. Nous avons ouvert des banques et des lignes aériennes et maritimes avec le Sénégal et la Mauritanie. Nous essayons autant que possible de renouer nos relations avec le continent après avoir tourné le dos à l’Afrique pendant longtemps », a poursuivi le président de la République.

Fin de la crise avec le Mali

Enfin, le président a abordé la crise avec le Mali, affirmant que celle-ci était désormais résolue. Les Maliens « ont compris que l’Algérie est un pays frère et pas seulement un voisin, qui n’a jamais songé à imposer quoi que ce soit. il en est de même pour le Niger, toujours est-il qu’une tierce partie (sans la nommer) tente d’exercer une influence en diffusant de fausses informations ».

S’agissant de l’accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, le président de la République a précisé que les frères maliens sont libres de le relancer et de l’appliquer, soulignant que cet accord n’avait pas vocation à s’immiscer dans les affaires internes du Mali.

La Palestine en constante immuable

Le Président n’a pas manqué d’évoquer la cause palestinienne, en déclarant « l’Algérie ne renoncera pas à la Palestine. Nous l’avons défendue et nous continuerons à le faire », tout en mettant en avant la bataille que mène l’Algérie à cet égard au sein des Nations Unies.

« Nous avons été les premiers à appeler à la poursuite en justice des responsables des massacres à Ghaza et nous le sommes toujours », a-t-il ajouté.

Le Président Tebboune a rappelé que « la question palestinienne est une question fondamentale qui nécessite concertation et entente », s’interrogeant sur « ces réunions restreintes » qui ont eu lieu sur la situation en Palestine. A cet égard, le président de la République est revenu sur la position de l’Algérie à l’égard de la Ligue arabe, en rappelant qu’elle réclame, depuis les années 1970, une réforme de cette organisation.

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