Santé : La PCH compte opérer sa "mue" selon son DG

Santé : La PCH compte opérer sa « mue » selon son DG 

Moins de 72H après les directives du chef de l’Etat concernant le fonctionnement de la Pharmacie centrale des Hôpitaux (PCH), auquel il est reproché d’avoir un système de fonctionnement archaïque, cette dernière semble résolue à adopter un nouveau mode de gestion dans sa nomenclature.

En effet, son directeur général, qui s’est exprimé ce mardi 12 mars auprès de nos confrères de la Radio nationale, a assuré que la « maisons mer » des pharmacies des hôpitaux, planche actuellement sur « une réactualisation » de la nomenclature des médicaments, en incluant de nouvelles molécules.

Un « lien de confiance » à rétablir 

Ainsi et d’après M. Ferhat, la majorité des médicaments anticancéreux, sont disponibles en Algérie et sont « administrables » aux malades. À ce sujet, il a indiqué que « les fournisseurs locaux sont entrain de fournir des efforts pour répondre aux besoins de la PCH, qu’ils couvrent actuellement à hauteur de 30% », relevant que ces derniers sont « confrontés à la tension observée à l’échelle internationale sur la matière première ».

Pour M. Ferhat, il est impératif de renforcer la confiance entre la PCH et les hôpitaux et entre les professionnels de la santé et les patients pour une meilleure coordination pour permettre une disponibilité de tous les produits ».

M. Ferhat, a cependant soulevé deux contraintes majeures, à savoir l’expression des besoins des hôpitaux en médicaments et le retard accusé dans l’approvisionnement des produits par rapport aux fournisseurs, notamment ceux détenteurs de position monopolistiques par rapport à l’enregistrement.

Médicaments anticancéreux :  » il n’y a pas de pénuries »

S’agissant de la question de « présumée ruptures » de médicaments anticancéreux, l’hôte de la Radio Chaine 3, a relativisé les faits en assurant que sur un total de 77 médicaments anticancéreux, uniquement 3 enregistrent des « perturbations » d’approvisionnement en raison de leur abandon par les fabricants » et que « tous les autres médicaments sont remplaçables et peuvent être administrés aux malades ».

Ainsi, pour l’intervenant, à « l’exception de trois produits qui sont en rupture, car abandonnés par les fabricants au profit d’autres molécules plus rentables financièrement, tous les autres produits oncologiques sont disponibles. Il est vrai que depuis deux ans, nous avons vécu des perturbations et des ruptures sur 124 produits d’oncologie, dont 24 étaient en rupture totale. Aujourd’hui, et vous pouvez le vérifier, tous les produits sont disponibles », a-t-il en outre tenu à rassurer. 

R.B

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