Tizi-Ouzou: La veuve de Ali Zamoum inhumée à Ighil Imoula

Tizi-Ouzou: La veuve de Ali Zamoum inhumée à Ighil Imoula

La veuve de l’officier le regretté Ali Zamoum, fondateur de l’association humanitaire  » Tagmats Ali Zamoum,  membre actif dans la rédaction de l’appel du premier novembre 1954 et grand combattant  et officier de l’ALN,  en même temps frère du colonel Mohamed Zamoum dit Si Salah, Yahi Ouiza est décédée , dans la nuit de jeudi à vendredi , à l’hôpital de Tizi-Ouzou , à l’âge de 86 ans  après une longue maladie.

Une dame d’exception!

Dès l’annonce de cette disparition, des centaines de messages tombèrent sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à cette femme courage.

Aujourd’hui, vendredi 5 avril 2024, des dizaines de personnes connues dans divers domaines des anonymes,  les autorités de wilaya, des présidents des APC de la toute la région ont défilé devant le domicile mortuaire de Nna Louiza. Elle a été inhumée dans le cimetière du village historique d’Ighil Imoula, le village historique d’où est parti ce tract qui annonçait le début de la glorieuse guerre de libération nationale, dans la commune de Tizi N’Tletta relevant de la daira des Ouadhias.

Une grande foule foule composée de personnes du village et  celles venues des quatre coins de la wilaya a accompagné son corps drapé du drapeau national jusqu’à sa dernière demeure en présence de la famille révolutionnaire,  des autorités de wilaya et des services de sécurité.  Toutes les personnes présentes à l’enterrement étaient unanimes sur la rigueur et la probité de cette grande dame qui soutint son mari dans toutes ses actions de son vivant.

Un serment tenu jusqu’à son dernier souffle

Dans toutes ses interventions , elle ne parlait que du combat des Moudjahidine durant cette guerre atroce et surtout sur l’engagement de son défunt mari, dévoué,  pour les causes justes et les pauvres.

« Dès la mort de son mari, elle a pris place au sein de l’association Tagmats. Elle ne ratait aucune assemblée.  C’était un serment qu’elle avait donné à sa moitié.  Elle voulait que cette association poursuive le chemin tracé par son mari et ses pairs. C’était pour nous une force morale », a déclaré un membre de Tagmats. Ce n’est pas tout, nous dit-on. « Elle avait une place prépondérante au sein de l’association. 

Un vœu à exaucer…

Elle donnait son avis sur toutes les décisions que nous prenions », a poursuivi le même membre. Il y a lieu de dire que Nna Ouiza était la gardienne des objets laissés par son mari notamment la ronéo et la machine à  écrire qui ont servis à  la rédaction et au tirage de l’appel du premier novembre 1954.

« Son voeu était de réaliser un musée au village d’Ighil Imoula pour conserver toutes les reliques de cette guerre de libération. Elle ne voulait pas que la ronéo et la machine à  écrire ne soient transportées vers un autre endroit. Elles resteront à Ighil Imoula comme patrimoine du village « , a écrit dans un post l’ex président de Tagmats Ali Zammoum. 

Ainsi, s’en va une militante, une combattante pour rejoindre le regretté Ali Zammoum décédé le 28  août 2004 avec lequel elle avait partagé toute une vie.

A.O

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