Le projet de pénitencier d’une capacité de 300 places , programmé sur la route de Frikat, à la sortie de la ville de Draâ El-Mizan, au sud de Tizi-Ouzou, est en bonne voie.
En effet, le chantier a démarré en 2012 par l’entreprise espagnole Eurocasa.Seulement, juste trois ans après, les travaux ont été suspendus à cause de nombreux problèmes liés à l’avancement du projet dont l’incapacité de cette entreprise à mettre les moyens nécessaires. D’ailleurs, les 250 travailleurs recrutés ont mené de nombreuses grèves pour réclamer leurs salaires. Ils ont été laissés sur le carreau à l’exception de quelques Philippins affectés vers d’autres chantiers que détenait cette entreprise.
Un taux d’avancement de 90%
Devant tant d’aléas, le marché lui a été retiré et le chantier a été démantelé en 2017 en vue de lancer les démarches nécessaires pour le confier à d’autres postulants. Deux entreprises algériennes ont repris le relais précisément le 19 décembre 2019. S’il est vrai que ces nouveaux entrepreneurs ont commencé avec une cadence attendue, la crise sanitaire les a ralentis durant presque deux ans avant de reprendre de plus belle. Au jour d’aujourd’hui, le taux d’avancement frôle les 90%. C’est dire que ces deux entreprises ont réussi le pari.
Désengorger la population carcérale…
À noter que la relance du projet a permis à des dizaines de travailleurs de trouver de l’emploi. « Vraiment, nous avions souffert lorsque l’entreprise espagnole avait démarré le projet. Nous attendions parfois trois mois pour recevoir nos salaires. Maintenant, nous n’avons plus de problèmes et vous voyez qu’en seulement deux ans, tous les bâtiments sont sortis de terre et il ne reste pas beaucoup pour livrer ce projet », confie un maçon croisé devant ce grand chantier.
Il y’a lieu de souligné que ce pénitencier comprend de nombreux blocs et répond aux normes internationales en matière d’incarcération. En outre, il est à signaler que Draâ El-Mizan dispose actuellement d’une petite maison d’arrêt héritée de l’ère coloniale. Celle-ci a été fermée juste après l’indépendance et a rouvert ses portes au milieu des années 90 avec l’arrivée du terrorisme. Au début des années 90, un convoi transportant des détenus en direction de la prison de Tizi-Ouzou a ciblé par des terroristes sur la RN 25 à Ait Yahia Moussa.
A.O