À Tizi-Ouzou, comme dans la plupart des villes du pays, le réseau routier, notamment les chemins communaux, dans un état des plus déplorables.
Ainsi et dans la commune de Draâ El Mizan, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Tizi-Ouzou, les routes sont à la limite du praticable.
Crevasses, nids de poules et désagréments
Les routes qui mènent aux villages de Belouadi à la lisière avec la commune de Tizi-Gheniff ou encore le chemin communal qui relie la RN 25 vers la RN 68 en passant par les hameaux dits Hamnache et Azru N’ Tamarth, sont littéralement des pistes.
En effet, dans une sortie sur ces deux axes routiers, il nous a été donné de remarquer qu’ils sont dans un état d’abandon: le bitume ( tri-couches) a entièrement disparu de la chaussée, des crevasses, des nids-de poule et même de petits affaissements parsèment ces voies de communication au point où on ne sait pas si elles sont carrossables ou des chemins muletiers. Les habitants de ces villages peinent à se déplacer vers le chef-lieu de leur commune et éprouvent d’énormes difficultés à trouver un transporteur même un » clandestin ».
Les citoyens s’en remettent au wali
Dans ce sens, les habitants de Belouadi, ce village situé entre Ikhlef et Tizi-Gheniff, ont interpellé le wali de Tizi-Ouzou, M. Aboubakr Seddik Boucetta, sur une page Facebook de Draâ El Mizan en vue d’attirer son attention sur l’état de la route qui dessert leur village avec des photos à l’appui montrant ces dégradations énormes et des flaques d’eau. Ils réclament une visite du wali ou une délégation de la wilaya sur les lieux pour prendre les mesures adéquates et les sortir de ce » bourbier ».
Les rédacteurs du message ont souligné que toutes les doléances envoyées à l’ APC de Draâ El Mizan sont restées lettre morte.Ils ont, par ailleurs, expliqué que même les secours ne peuvent entrer dans leur village en cas de catastrophe. « Ni les ambulances ni les pompiers ne peuvent emprunter cette route », ont-ils, en outre, relevé, dans ce message.
Une réhabilitation nommée désir
D’autres habitants sont confrontés à une situation pareille. Il s’agit du village Tala Maâmar où le chemin du village n’est pas arrivé à son bout. » Il y a quelques années, nous avons bloqué la RN 25. Ainsi, une grande partie du chemin du village a été bitumée. Seulement, une partie ne l’a pas été sous prétexte que les engins ne pouvaient y passer. On nous a promis que ce qui restait sera bétonné. Cependant, près de dix ans après, nous ne voyons rien venir. En hiver, c’est la boue et en été c’est la poussière « , nous confie un habitant de Tala Maâmar. Ce ne sont là que quelques exemples qui attirent l’attention et d’autres chemins sont impraticables.
