Le secteur de la pêche en Algérie, est pour ainsi dire le « parent pauvre » de la politique du gouvernement.
Cet état de fait, a laissé les Algériens s’enthousiasmer et faire de la baisse du prix de la sardine un « événement », tant ce poison bleu, très prisé par les ménages est devenu inaccessible aux petites bourses.
Ainsi et face à situation, les pouvoirs publics, à leur tête le chef de l’État, a décidé d’y remédier en hissant le secteur de la pêche au rang de « priorité nationale », afin d’augmenter la production de poissons.
Des facilitations pour les pêcheurs
En effet et lors du Conseil des ministres lesquel s’est tenu ce dimanche 25 janvier 2026, le président de la République, M.Abdelmadjid, indiquera que le développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture est une «exigence nationale et une priorité», au regard de son importance dans le renforcement des fondements de la sécurité alimentaire.
Dans ce sens et selon le document de la présidence de la République, le chef de l’État, annoncera la poursuite de l’engagement de l’Etat en faveur des pêcheurs, en leur permettant de bénéficier d’un accompagnement, de facilitations et de mesures incitatives, en vue d’augmenter les quotas de pêche de l’Algérie. La même source précise que ces facilitations se traduisent également à travers l’introduction de modes d’exploitation modernes et efficaces, sachant que l’Algérie n’exploitait pas ses quotas en entier.
Doubler la production d’ici 2030
Par ailleurs et à titre de rappel, l’Algérie s’est fixée en 2023, l’objectif de doubler sa capacité de production dans le domaine halieutique d’ici 2030, passant ainsi d’une production annuelle de 100.000 à 200.000 tonnes.
Récemment encore, le ministre de l’agriculture et la pêche, M.Yacine Oualid, a indiqué que plus de 100.000 tonnes de poisson sont pêchés chaque année sur nos côtes. « Ce chiffre est loin d’être suffisant pour répondre à la demande du marché, en constante augmentation, surtout qu’il n’a pas évolué depuis plus de 30 ans», a-t-il déclaré.
Pour ce qui est de la filière thonière, le pays commence graduelle à reprendre la cadence de ses années fastes. Et pour cause, l’Algérie s’apprête à redynamiser son secteur de la pêche au thon rouge.
Ce renouveau fait suite à la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT), tenue à Séville du 17 au 24 novembre 2025. À l’issue de ces assises, les négociateurs algériens ont obtenu une augmentation de 437 tonnes, portant le quota global du pays à 2 460 tonnes.
