L’année 2026 s’annonce sur plan politique en Algérie, comme celle étant du dialogue.
Lors de son dernier discours devant les deux Chambres du Parlement, le président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, s’est engagé devant la Nation à amorcer ce dialogue « inclusif » une fois la loi sur les partis politiques adoptée à l’Assemblée populaire nationale (APN).
Néanmoins, les « grands lignes » de cet engagement présidentiel ne sont pas encore connues et nombre de formations politiques s’interrogent sur les contours de cette initiative. Parmi elles, Jil Jadid, le parti politique présidé par M.Lakhdar Amokrane.
Ce dernier et dans un post sur sa page Facebook officielle à l’intitulé évocateur : « Le dialogue n’est ni une faiblesse ni une concession… Il est la force de l’État et sa raison», met en lumière les « pré-requis » selon lui, d’un dialogue national inclusif.
Les « pré-requis» de Jil Jadid
En effet et selon Jil Jadid, le dialogue auquel s’est engagé le chef de l’État, ne devrait pas se réduire à «de simples formalités, ni être mené avec une attitude de tutelle», souligne cette formation politique.
Pour Jil Jadid, cette initiative politique, doit «reposer sur la reconnaissance mutuelle, le respect du pluralisme et la conviction que la différence est une composante naturelle de toute société dynamique», est-il en outre mis en surbrillance.
Mieux, le parti dirigé par M.Lakhdar Amokrane, estime que la résolution des conflits politiques et sociaux ne peut se faire par une « approche purement sécuritaire, ni par le silence imposé», mais par la création d’espaces de «dialogue authentiques», l’implication des forces politiques, sociales, syndicales et de la société civile dans l’élaboration de solutions. « Aujourd’hui et face à une situation intérieure délicate, marquée par des tensions politiques et sociales, et à un contexte régional et international extrêmement complexe, la nécessité d’un dialogue national global est plus urgente que jamais», alerte Jil Jadid.
« Le dialogue n’est pas une option secondaire…»
Par ailleurs et selon les rédacteurs de cet appel, la force des nations ne se mesure pas à leur capacité à faire taire les voix dissidentes, mais à leur aptitude à gérer leurs différends avec intelligence et sagesse. « l’Algérie a aujourd’hui besoin d’un esprit politique serein, d’une volonté d’unité et d’un dialogue courageux qui place l’intérêt national au-dessus de tout et protège le pays de tous les dangers dans un monde turbulent qui ne fait preuve d’aucune clémence envers les nations divisées», est-il mis en exergue.
Pour cette formation politique, un dialogue «honnête et responsable», voire même des «négociations courageuses», ne sont pas des signes de faiblesse ou de concessions, elles sont en revanche, un «choix stratégique», visant à protéger les intérêts supérieurs du pays et à garantir sa stabilité et son unité. « Le dialogue n’est pas une option secondaire ; C’est une condition préalable pour que l’État reste fort, uni et capable de façonner l’avenir», soutient Jil Jadid.
Enfin et dans cette optique, le parti Jil Jadid insiste sur le fait que l’engagement d’un «dialogue sérieux et responsable», dans un climat de confiance concrétisé par des mesures tangibles – notamment le respect des libertés, la garantie du droit à la liberté d’expression par l’ouverture des sphères politique et médiatique, et la libération des prisonniers d’opinion – constitue la véritable voie d’accès à la reconstruction de la confiance et à la capacité de relever les défis actuels, tant internes qu’externes.
