La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et plus précisément le service de la Police aux frontières (PAF), sont sur le qui-vive en matière de lutte contre la contrebande de devises.
Ainsi, ce lundi 21 juillet 2025 et dans le cadre de la lutte contre les infractions à la législation économique, les services de la PAF de l’aéroport international Houari Boumediene, en coordination avec les Douanes, ont mis fin aux activités d’un réseau criminel, spécialisé dans la contrebande de devises et l’importation illégale de marchandises étrangères.
Une tentative de transfert illégal de devises déjouée
En effet et lors d’une opération conjointe de la police des frontières et des services des douanes a permis l’arrestation de deux passagères s’apprêtant à embarquer à destination d’Istanbul. Ces dernières dissimulaient une importante somme d’argent : 120 400 euros et 1 880 dollars américains, cachés soigneusement dans leurs bagages et vêtements.
Poursuivant les investigations, la brigade de police judiciaire relevant du service de la police des frontières aériennes a découvert que les deux femmes faisaient partie intégrante d’un réseau organisé. Ce dernier est impliqué dans des activités de trafic de devises, blanchiment d’argent et importation illégale de marchandises étrangères.
Saisies et inculpations
Dans la foulée, et sous la supervision du procureur de la République territorialement compétent, une série de perquisitions a été menée dans plusieurs résidences et entrepôts exploités par les membres du réseau. L’opération a conduit à l’arrestation de quatre autres individus.
Ces interventions ont permis la saisie de plus de 5 000 unités de marchandises de provenance étrangère, introduites sans autorisation. Il s’agit notamment de produits cosmétiques, de pièces détachées automobiles, de vêtements et de denrées alimentaires. En outre, 16 200 euros supplémentaires et environ 158 millions de centimes en monnaie nationale, issus des activités illégales du réseau, ont été retrouvés.
Enfin, les six suspects arrêtés dans le cadre de cette affaire ont été déférés devant le Procureur de la République près le tribunal de Casablanca, dans l’attente des suites judiciaires.
