Bijou Kabyle : L’Algérie sécurise son patrimoine!  

Dans sa quête de préservation et de valorisation de son patrimoine, l’Algérie franchit une nouvelle étape en soumettant un dossier pour l’inscription de l’art du bijou en argent émaillé Kabyle au patrimoine immatériel de l’humanité.

Ainsi, cette démarche confirme l’engagement du pays à faire rayonner son héritage culturel sur la scène internationale, mais aussi, lui conférer une protection institutionnelle et internationale contre toutes les formes de pillage.   

Une première étape

En effet, selon le communiqué du ministère de la Culture, l’Algérie a officiellement déposé un nouveau dossier de candidature auprès de l’UNESCO, dans le cadre de ses démarches constantes pour préserver et promouvoir son patrimoine culturel.

La cérémonie de dépôt électronique s’est tenue le dimanche 30 mars 2025 au siège du Centre national de recherche en préhistoire, anthropologie et histoire à Alger.

L’événement s’est déroulé sous la supervision de M. Zouhair Bellou, ministre de la Culture et des Arts, en présence du Directeur du Centre, M. Slimane Hachi, et d’un groupe d’experts en patrimoine culturel, en coordination avec le Ministère des Affaires Étrangères, la Communauté Nationale à l’Étranger et les Affaires Africaines.

Un dossier “bien ficelé”

Ce dépôt, vise l’inscription de « L’art de la décoration avec les bijoux en argent émaillé du vêtement féminin de la région de Kabylie : fabrication, conception et port » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Fruit d’un travail rigoureux, le dossier a été élaboré grâce à la collaboration de plusieurs acteurs, dont les directions de la culture et des arts, des institutions culturelles, des musées, des chercheurs universitaires, des artistes, des artisans, ainsi que des ateliers spécialisés en couture traditionnelle et orfèvrerie.

Ce projet a été coordonné par le Centre national de recherche en préhistoire, anthropologie et histoire, afin de respecter l’échéance annuelle de dépôt fixée par l’UNESCO au 31 mars.

Le zellige algérien en attente

Par ailleurs, le dossier du « zellige algérien » est actuellement en cours d’examen par l’UNESCO. Le ministère de la Culture et des Arts poursuit également ses travaux pour inventorier d’autres éléments du patrimoine national en vue de futures candidatures, notamment les styles musicaux algériens et les costumes traditionnels du centre et de l’extrême sud du pays.

Ces éléments font l’objet d’une étude approfondie en vue de leur soumission aux prochaines sessions du Comité international pour la conservation du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des succès de l’Algérie en matière de préservation et de reconnaissance de son patrimoine culturel.

À ce jour, huit éléments nationaux figurent sur la liste de l’UNESCO, dont le plus récent, le « Costume de fête de la femme algérienne de l’Est », comprenant divers modèles tels que la Gandoura, la Melhafa et le Caftan, accompagnés de leurs bijoux traditionnels.

De plus, l’Algérie a contribué à l’enregistrement de cinq éléments patrimoniaux partagés avec d’autres nations arabes et africaines, affirmant ainsi son rôle clé dans la valorisation du patrimoine culturel vivant.

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