Auteur d’un doublé et et deux passes décisives, Adil Boulbina fait un clin d’œil à Vladimir Petkovic.
Le football qatari a été marqué, lors de la cinquième journée, par l’éclatant récital d’Adil Boulbina. Ancien joueur du Paradou, l’attaquant de 22 ans a livré une copie parfaite sous les couleurs d’Al-Duhail, lors de la démonstration 8-1 face à Al-Arabi.
En effet, auteur de deux buts et de deux passes décisives, il a été logiquement élu joueur de la semaine avec la note maximale de 10/10.
Boulbina confirme
Ainsi, depuis son arrivée cet été, Boulbina s’impose progressivement comme l’un des atouts majeurs du club qatari, affichant déjà quatre réalisations et trois passes décisives en huit rencontres disputées toutes compétitions confondues.
Cette régularité tranche avec les débuts prudents que beaucoup attendaient de lui. Formé à l’école du Paradou, Boulbina confirme à Doha tout le potentiel qui faisait de lui l’un des jeunes les plus prometteurs du championnat algérien. Pourtant, malgré ses statistiques impressionnantes, une question demeure : pourquoi n’a-t-il jamais été convoqué en équipe nationale A ?
Un profil boudé par Petkovic
Meilleur buteur de Ligue 1 Mobilis lors de l’exercice 2024-2025, Adil Boulbina semblait cocher toutes les cases pour attirer l’attention de Vladimir Petkovic. Mais le sélectionneur de l’Algérie ne lui a jamais offert la moindre convocation, pas même lors de stages élargis. Le mystère reste entier : s’agit-il d’un choix tactique, d’un manque de confiance ou d’une préférence pour d’autres profils ? Rien n’a encore filtré.
Peut-être que sa récente explosion au Qatar changera la donne. Son nom circule désormais pour une convocation avec l’équipe nationale A’, dirigée par Madjid Bougherra, qui prépare la Coupe arabe. Toutefois, l’hypothèse reste fragile. Car si Petkovic n’a pas encore daigné lui offrir une chance, c’est sans doute qu’il n’apprécie pas son style de jeu, ou qu’il mise sur d’autres cartes pour son entrejeu offensif. Dans tous les cas, les performances de Boulbina au Qatar confirment qu’il mérite une place au cœur du débat. Ignorer un tel rendement, surtout à seulement 22 ans, serait un pari risqué pour une sélection en quête de renouvellement offensif.
