Après la finale de CAN perdue par le Maroc, la FIFA s’invite dans le débat, ciblant le Sénégal et ravivant une polémique que le terrain semblait avoir tranchée.
La finale de la CAN 2025 a laissé des traces bien au-delà du terrain. Officiellement, la FIFA dit vouloir défendre l’ordre, l’éthique et le respect des lois du jeu.
Officieusement, difficile de ne pas percevoir une amertume mal dissimulée après l’échec du Maroc à domicile. Car depuis Rabat, la fermeté affichée par Zurich semble cibler un vainqueur devenu soudainement trop bruyant.
Une indignation très sélective
Dans les heures ayant suivi la finale
remportée par le Sénégal, Gianni Infantino est monté au créneau avec une sévérité rarement observée pour une compétition africaine. « Nous condamnons fermement le comportement de quelques joueurs sénégalais et des membres du staff technique. Il est inadmissible de quitter le terrain de cette manière », a martelé le président de la FIFA. Le ton est grave, presque solennel, comme si l’essence même du football avait vacillé… à la suite d’une protestation née de décisions arbitrales hautement contestées.
Quand la victoire dérange plus que le chaos
La scène a pourtant été précédée d’un enchaînement inédit : but refusé au Sénégal, penalty accordé au Maroc dans la foulée, interruption prolongée, pression des tribunes. Mais à l’arrivée, un constat s’impose : le Sénégal gagne sur le terrain, et se retrouve dans le viseur hors du terrain. L’ironie est là, silencieuse mais tenace. Le trouble ne viendrait-il pas davantage du résultat final que du désordre passager ?
Pape Thiaw, symbole désigné ?
Amendes lourdes, suspensions ciblées, restrictions pour les supporters : tout est désormais sur la table. En coulisses, un scénario circule avec insistance : celui d’une sanction visant directement Pape Thiaw.
Une suspension du sélectionneur sénégalais lors des prochaines échéances internationales est désormais évoquée, y compris pour la Coupe du Monde 2026.
Imaginer le technicien des Lions de la Teranga contraint de suivre un choc planétaire, notamment face à la France, depuis les tribunes, relèverait moins de la pédagogie disciplinaire que d’un signal politique soigneusement calibré.
À défaut de refaire le match sur le terrain, les instances semblent décidées à le rejouer dans les bureaux. La CAN 2025 est terminée, mais sa finale, elle, continue de se disputer ailleurs, là où l’ironie le dispute désormais à la morale.
