Le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national réaffirme sa volonté de généraliser le paiement électronique en Algérie à travers une approche progressive, fondée sur la sensibilisation et l’accompagnement, et non sur la contrainte.
Ainsi, cette clarification intervient dans un contexte marqué par une vive agitation sur les réseaux sociaux et par des inquiétudes exprimées au sein du tissu commercial, alimentées par des interprétations erronées de certaines directives liées à l’obligation d’équipement en terminaux de paiement électronique (TPE).
Sensibilisation et pédagogie
En effet, des rumeurs de sanctions, voire de mouvements de protestation, avaient récemment circulé, suscitant la réaction des autorités et des organisations professionnelles.
Intervenant ce mardi sur les ondes de la Radio Algérienne, Mme Wahiba Zaknoune, sous-directrice du commerce électronique au ministère, a tenu à démentir catégoriquement toute démarche répressive à l’encontre des commerçants non encore équipés. « La stratégie actuelle repose exclusivement sur l’accompagnement, la pédagogie et l’explication de l’importance de ces outils pour l’activité commerciale », a-t-elle affirmé, soulignant que les « mesures coercitives » évoquées sont « sans aucun fondement ».
Aucun délai couperet
Face aux appréhensions persistantes, notamment en matière de fiscalité ou de contraintes administratives, le ministère dit privilégier le travail de proximité et la communication directe avec les opérateurs économiques. Mme Zaknoune a rappelé qu’« aucun délai final n’a été fixé pour l’achèvement de l’opération de généralisation des TPE », insistant sur le caractère évolutif de la transition numérique engagée.
Elle a également appelé commerçants et citoyens à s’informer exclusivement à travers les canaux officiels du ministère, afin d’éviter la désinformation susceptible de perturber le marché et de créer un climat de méfiance injustifié.
Une transition encouragée, mais non imposée
Si la démarche n’est pas coercitive, les autorités encouragent néanmoins les commerçants à anticiper et à entamer les procédures d’acquisition des TPE auprès des établissements bancaires. Cette orientation s’inscrit dans une politique plus large visant à moderniser les échanges commerciaux, à réduire la circulation du cash et à améliorer la traçabilité des transactions, tout en offrant davantage de confort aux consommateurs.
Concernant les retards parfois signalés dans la mise à disposition des terminaux, Mme Zaknoune a apporté des précisions techniques. « Ces délais sont principalement liés aux protocoles stricts de vérification sécuritaire, au paramétrage des appareils et à leur interconnexion avec le réseau bancaire national », a-t-elle expliqué.
Dans un contexte de dialogue renforcé entre les pouvoirs publics et les représentants des commerçants, les autorités misent désormais sur la concertation et la pédagogie pour réussir ce virage numérique, tout en préservant la stabilité du marché national.
