L’hôte de l’Algérie, Mme Ségolène Royal vient de confirmer ce que tout le monde savait déjà : le magazine Complément d’enquête diffusé sur France jeudi dernier était « orienté » contre l’Algérie et ses institutions.
Ainsi et dans un entretien accordé à la télévision publique (ENTV), la présidente de l’Association France-Algérie, a indiqué avoir refusé à cette prétendue enquête, car elle savait pertinemment qu’elle était « téléguidé ».
L’ombre de Bruno Retailleau…
En effet, Mme Royal affirme que les journalistes de Complément d’enquête avaient entamé leurs « investigations » quand le sulfureux Bruno Retailleau était locataire de la place Beauveau. « Je ne pouvais contribuer à augmenter l’audience d’un travail orienté, d’autant plus que mon nom attire le public », a-t-elle souligné. Et d’ajouter « J’ai refusé de participer à cette enquête où j’étais censée être invitée à la rubrique des chaises rouges à la fin du reportage».
Cette phameuse séquence de la chaise rouge, faut-il le souligner, n’avait plus laissé le moindre doute sur l’orientation du magazine. Le journaliste posait des questions à charge contre l’Algérie et voulait à tout prix pousser son invitée à « taper » sur l’Algérie, à coup d’insinuations insidieuses. À ce propos, Mme Ségolène Royal précisera « j’ai demandé à voir le film avant sa diffusion. Une fois fait, j’ai dit clairement que je ne pouvais pas y participer et que je ne pouvais pas légitimer un travail qui offense totalement l’Algérie ».
Discréditer les binationaux
Par la suite, Mme Royal donnera son avis sur l’objectif des « commentaires » de cette pseudo enquête journalistique. « Cette émission cherchait à délégitimer les personnes ayant une double nationalité à travers le témoignage non identifié d’une élue », a révélé Ségolène Royal, estimant que « nous sommes face à un mécanisme clair visant à semer le doute et à empoisonner le débat public à propos des élus ayant une double nationalité ».
Selon elle, c’est une «méthode connue» et «ce n’est pas un hasard que ce reportage soit diffusé seulement deux mois avant les élections municipales », a-t-elle fait remarquer. L’invitée de la Télévision publique algérienne, s’interrogera enfin sur le « professionnalisme » de France Télévision, une télévision publique subventionnée par le contribuable français. « comment peut-on même concevoir un travail médiatique qui ne comporte aucun aspect professionnel ? », s’est-elle offusquée.
