Après avoir tiré la sonnette d’alarme sur les produits dits « aphrodisiaques » commercialisés via les réseaux sociaux, l’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur (APOCE) alerte sur des produits tout aussi dangereux : les « soins » du visage.
Ainsi, cette organisation s’alarme sur la prolifération de produits dermatologiques à usage médical, détournés à des fins cosmétiques et vendus illégalement, menace de provoquer des séquelles irréversibles chez les utilisateurs.
C’est un constat alarmant que dresse l’APOCE dans son dernier communiqué publié ce samedi. Des crèmes et onguents, normalement soumis à une prescription médicale stricte, envahissent désormais les étals des magasins de cosmétiques et les pages des réseaux sociaux. Entre promesses de blancheur immédiate et solutions miracles contre l’acné, ces produits cachent une réalité bien plus sombre : un risque réel de défigurations permanentes.
Un cocktail chimique hors de contrôle
La mise en garde cible particulièrement les produits contenant des substances actives puissantes, manipulées sans aucun diagnostic préalable :
● Corticostéroïdes forts : Des médicaments qui, sans suivi dermatologique, provoquent un amincissement de la peau et des infections graves.
● Produits de peeling chimique : Des concentrations élevées d’acides (rétinoïque, salicylique ou acides de fruits) capables de causer des brûlures chimiques au second degré.
● Hydroquinone : Utilisée pour le blanchiment de la peau, cette substance expose à des pigmentations définitives et des irritations aiguës.
● Mélanges artisanaux : Des « cocktails » à la composition opaque et non déclarée, vendus sous des appellations séduisantes.
Des conséquences esthétiques et légales
Selon l’organisation, l’usage de ces produits hors du circuit officinal n’est pas une simple erreur de consommation, mais une violation de la législation sanitaire. Les victimes, principalement des femmes et des jeunes, s’exposent à des atrophies cutanées, des inflammations sévères et des cicatrices indélébiles très complexes à traiter par la suite.
« Ces produits ne sont pas des cosmétiques ordinaires. Ce sont des médicaments ou des produits parapharmaceutiques dont la vente hors pharmacie est strictement interdite par la loi », rappelle fermement l’APOCE.
Appel à la vigilance
Face à cette recrudescence de publicités mensongères sur le web, l’APOCE appelle les citoyens à la plus grande prudence et exhorte les autorités compétentes à multiplier les contrôles. L’objectif est double : protéger la santé publique et engager des poursuites judiciaires contre les contrevenants qui jouent avec la sécurité des consommateurs.
