En Algérie, l’arabisation touche l’ensemble des secteurs de l’État, même ceux les plus improbables.
Ainsi, le ministre de l’agriculture, du Développement rural et de la pêche, M. Yacine Oualid, vient d’annoncer que son département va « imposer » l’arabe dans les documents administratifs de ce secteur.
Un « choix unique et exclusif »
En effet et dans sa réponse au député Slimane Rezkani d’obédience MSP, qui a soulevé l’«infiltration» de l’utilisation de la langue française dans certains documents administratifs de ce secteur que, désormais, il interdit définitivement de recourir à cette langue dans tout document administratif et dans les correspondances émanant de son ministère.
Ainsi, le premier responsable du secteur agricole oblige les directions de wilayas et leurs démembrements dans les dairas et les communes de ne plus recourir à cette langue. Car, a-t-il expliqué, l’utilisation de la langue arabe est » le choix unique et exclusif » dans toutes les transactions avec les agriculteurs et les opérateurs économiques.
Le français « viol » la réglementation
Pour le ministre, cette obligation de recourir à la langue arabe, langue officielle et nationale, du pays est une étape décisive pour renforcer la souveraineté nationale. Par ailleurs, M. Yacine Oualid, a aussi souligné que l’utilisation de la langue française dans ces documents est une violation flagrante de la constitution et de la loi 91-05 relative à la généralisation de l’utilisation de la langue arabe.
Le ministre de l’agriculture, du développement rural et de la pêche a instruit ses représentants au niveau de ses services à travers la wilayas, les dairas et les communes de n’utiliser que la langue arabe avec leurs partenaires en vue de casser cette bureaucratie linguistique et de ne recourir aux langues étrangères aux cas de « nécessité technique extrême ».
Quand Yacine Oualid «enfonce des portes ouvertes»
Il a, ensuite révélé que la mise en œuvre d’une instruction ministérielle datée de juillet 2023) en vue d’appliquer celle-ci est devenue obligatoire. À travers, cette réponse, le ministre a considéré que cette décision rentre dans le cadre de la modernisation et la numérisation de son secteur car l’année 2026 est celle des réformes et décisive pour le secteur agricole considéré comme un secteur vital du pays.
Cela étant, le secteur agricole est le premier à mener une arabisation «tant attendue» d’autant plus que les agriculteurs ne maîtrisent pas la langue française.
