Encore une fois, la Grande Mosquée de Paris est prise pour cible par la sphère médiatique proche de l’extrême droite en France.
Ainsi, cette institution religieuse présidée par le recteur Chems Eddine Hafiz, vient de faire l’objet d’un et grave dangereux dérapage de la part de médias fondamentalement hostiles aux musulmans, accusant la Grande Mosquée de Paris d’être le « relai de thèses antisémites et négationnistes». Devant cet énième acte de calomnie, cette institution vient de réagir officiellement à travers un communiqué au ton menaçant.
« l’islam et qu’un musulman ne peut être antisémite»
En effet, dans ledit document signé de la main de son Recteur, il est mentionné que la Grande Mosquée de Paris a «constamment défendu que l’antisémistime est contraire à l’islam et qu’un musulman ne peut être antisémite s’il est fidèle à sa religion», à ses principes et à ses valeurs.
La même source souligne également qu’elle a toujours lutté et luttera encore contre ce poison et contre toutes les formes de haine et de racisme qui sapent la cohésion nationale.
Dans la foulée, cette institution rappellera les faits de cette instrumentalisation de la part de médias hostiles aux musulmans, qui accusent cette institution d’être le relai de thèses en ciblant un extrait d’une conférence de l’auteur et historien Gabriel Souleyka, organisée et diffusée en direct sur YouTube le 19 novembre 2025.
Grossière manipulation…
Les rédacteurs dudit communiqué, notent que dans une vidéo et un communiqué publiés ce mardi 20 janvier 2026, en réaction à ces accusations, Gabriel Souleyka a déclaré avoir commis une « erreur d’expression, en faisant référence à un chiffre correspondant aux victimes du camp d’Auschwitz » lorsqu’il parlait d’un million de morts, et insiste sur le fait que « l’holocauste est un génocide ayant fait six millions de victimes juives, et toute tentative de minimisation, de relativisation ou de négation est moralement, historiquement inacceptable et doit être systématiquement combattu. Je n’ai jamais, à aucun moment de mon parcours, nié, relativisé ou hiérarchisé les souffrances », précise l’historien. « Nous rappelons que l’auteur a été invité à donner une première conférence à la Grande Mosquée de Paris, en mai 2024, pour présenter son précédent roman, ‘Voleurs d’âme’, qui raconte l’histoire d’une femme déportée dans l’horreur indicible du camp de la mort d’Auschwitz», est-il rappelé.
La Grande Mosquée de Paris invoque ses fondateurs
Enfin, la Grande Mosquée de Paris se dit « attachée» à la mémoire de son fondateur, Si Kaddour Benghabrit, de ses imams, dont Abdelkader Mesli déporté à Dachau et à Mauthausen, qui ont sauvé de nombreuses personnes de confession juives durant l’occupation nazie, lorsque d’autres collaboraient à leur extermination.
Mieux, elle se dit fière de ce passé et ne cesse de le convoquer au présent. « Face à cette nouvelle tentative de déstabilisation, la Grande Mosquée de Paris met en cause une entreprise médiatique qui vise notre institution, de manière répétée, parce qu’elle représente et défend la citoyenneté des musulmans de France », accuse-elle. Et de conclure qu’elle ne cessera d’œuvrer pour la fraternité et la cohésion nationale.


