L’Agence nationale de soutien et de développement de l’entrepreneuriat (NASDA), œuvre à l’émergence de micro-entreprises en adéquation avec les projets structurants du pays. C’est en substance ce qu’a affirmé le directeur général de cette agence, M.Bilal Achacha.
Ainsi, ce dernier qui était ce lundi 2 février 2026, l’hôte du Forum du quotidien public El Moudjahid, a mis en exergue que désormais la Nesda ( ex-Ansej), est désormais « plus sélective » en matière de financement de projets, lesquels sont « sélectionnés avec soin et précision», afin d’être en adéquation avec l’économie nationale et ses mutations.
La Nesda plus sélective en matière de financement
En effet, M.Achacha indiquera lors de sa présentation du bilan de l’exercice écoulé que l’institution qu’il dirige, a enregistré et étudié, au cours de l’année 2025, près de 30 000 projets à travers les différentes wilayas du pays, dont environ 3 000 projets ont été traités au niveau des structures et des centres régionaux. « Nous avons validé 3 500 projets durant la même année, après qu’ils ont satisfait aux conditions techniques et économiques, soulignant que le processus d’acceptation repose sur des critères rigoureux visant à garantir la viabilité et la pérennité des projets», soulignera l’intervenant.
Dans la foulée, l’invité du Forum, précisera que la Nesda dispose actuellement de 27 stations et centres à travers le territoire national, avec des taux d’activité variables selon les spécificités de chaque région. Certaines zones ont enregistré des taux de participation atteignant 35 %, contre environ 15 % dans d’autres régions, tout en affirmant que les résultats obtenus restent positifs.
Ces chiffres contrastent avec ceux de la défunte Ansej, où certaines années, il était annoncé plus de 20 000 projets financés. Ils traduisent également d’une volonté affichée de la part des pouvoirs publics d’« orienter » les financements des projets au profit des nouvelles orientations stratégiques de l’Algérie.
L’exigence de la modernisation
Par ailleurs, le DG de la Nesda, s’est montré réaliste et pragmatique quant à la « relance » des projets des jeunes. Selon M.Achacha, en dépit de la validation de 3 500 projets financés, l’agence fait encore face à certaines contraintes structurelles, affirmant qu’il «n’est pas possible», à l’heure actuelle, d’atteindre un rythme de 10 000 projets financés par an sans l’achèvement des réformes organisationnelles et logistiques en cours.
Il a ajouté que la NASDA a connu, au cours de la dernière année, un processus global de modernisation, comprenant une réorganisation interne, le renforcement des capacités des ressources humaines et l’intensification des programmes de formation, dans le but d’améliorer les performances et d’optimiser le traitement des dossiers.
Au sujet des conditions de financement au profit des porteurs de projets, l’hôte de la Rue de la Liberté, notera que le financement varie selon la nature et la taille du projet, pouvant débuter avec de petits projets d’une valeur d’environ un million de dinars, pour atteindre des projets de grande envergure pouvant dépasser 200 millions de dinars, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Il a également insisté sur le fait que les programmes d’autonomisation ne se limitent pas au soutien financier, mais incluent aussi la formation, le suivi et l’accompagnement technique, garantissant ainsi la durabilité des projets à moyen et long termes.
Privilégier la pédagogie aux procédures
Enfin et concernant les difficultés rencontrées par certains bénéficiaires dans le remboursement de leurs échéances, le directeur général a affirmé que l’agence adopte le principe de l’accompagnement plutôt que la sanction, à travers l’octroi de facilités, notamment la restructuration des dettes sur une période de dix ans, avec possibilité de prolongation selon la situation de chaque cas.
Il a expliqué que la NASDA travaille en coordination avec l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers afin d’exonérer les bénéficiaires des pénalités de retard, ce qui facilite le remboursement des dettes et la relance des activités des entreprises en difficulté.
À propos des nouveaux projets, M.Achacha a souligné que la Nesda est un mécanisme global, ouvert aux diplômés universitaires, aux diplômés de la formation professionnelle ainsi qu’aux personnes disposant d’une expérience de terrain, précisant que la condition essentielle reste la maîtrise du projet, sa faisabilité et sa capacité à réussir et à générer une rentabilité économique.
