La « crise » des transporteurs liée au nouveau code de la route semble toucher à sa fin. En dépit des arguments avancés par le ministre de l’Intérieur, Collectivités locales et Transports, M.Saïd Sayoud, son « code » car il l’a défendu comme s’il s’agissait de son « bébé », sera finalement « révisé ».
Ainsiet à l’issue d’une rencontre avec le président du Conseil de la nation, Azzouz Nasri, trois syndicats du secteur ont annoncé la reprise officielle et totale de l’activité, affirmant que leurs revendications ont été clarifiées par les autorités.
Les assurances de Azouz Nasri
En effet et près plusieurs jours de tension et d’incertitudes, le dialogue engagé entre les syndicats de transporteurs et les institutions de l’État semble avoir porté ses fruits. Reçus ce jeudi par le président du Conseil de la nation, les représentants syndicaux ont assuré que les zones d’ombre liées au cadre législatif ont été levées, ouvrant la voie à un retour à la normale du service et à un climat d’apaisement dans le secteur.
Sid Ali Ait El-Hocine, SG du Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT) a affirmé à nos confrères d’Ennahar que le nouveau code de la route «n’a pas été accepté définitivement». Il précisera que ce texte de loi « peut être soumis à une commission paritaire, ce qui signifie que les articles controversés notamment celui relatif à l’homicide volontaire seront révisés », a-t-il déclaré.
Fin de l’imbroglio législatif
L’un des points majeurs de cette rencontre a été la clarification concernant les récentes incertitudes législatives. Les représentants syndicaux ont révélé que le texte de loi à l’origine des tensions n’a pas été adopté définitivement par le Conseil de la Nation. « Aujourd’hui, nous avons la certitude que les interprétations erronées n’ont plus lieu d’être », ont-ils précisé. Les syndicats ont également salué la position du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Pour eux, cette « réponse réelle » des institutions de l’État constitue une victoire et « un point positif à mettre au crédit des transporteurs privés ».
Appel au travail et vigilance face aux « fake news »
Le ton est désormais à l’apaisement. Les représentants ont officiellement appelé tous les transporteurs à reprendre le travail, affirmant que les autorités sont pleinement conscientes de l’importance stratégique du secteur. Toutefois, les syndicats ont mis en garde contre les tentatives de déstabilisation : « Il existe des cyberattaques visant à semer la discorde et la confusion au sein de la société et des institutions de l’État algérien », ont-ils averti.
En conclusion, les porte-paroles ont salué le sens des responsabilités et le patriotisme des transporteurs, qui ont su faire preuve de discernement face aux « manœuvres malveillantes » visant à manipuler l’opinion publique. « Les transporteurs ont prouvé leur conscience nationale », ont-ils conclu.
