L’année 2026 commence dans un climat social tendu. Plusieurs régions du pays sont touchées, depuis aujourd’hui, par une grève observée par les transporteurs privés de voyageurs ainsi que par des transporteurs de produits sensibles, notamment le carburant.
Ainsi, une mobilisation largement relayée sur les réseaux sociaux, photos à l’appui, et qui suscite de vives inquiétudes quant à ses répercussions sur la vie quotidienne et l’approvisionnement du marché national.
Un mouvement de protestation d’ampleur nationale
Les images et témoignages diffusés sur les réseaux sociaux font état de bus à l’arrêt et de camions immobilisés dans plusieurs wilayas du pays. Si aucune estimation officielle ni communiqué n’a encore été communiquée, la simultanéité des actions observées laisse penser à un mouvement de protestation d’envergure, touchant aussi bien le transport de voyageurs que celui de marchandises stratégiques.
Le nouveau Code de la route au cœur de la colère
À l’origine de cette grève figure le nouveau Code de la route, récemment adopté par les deux chambres du Parlement. Élaboré par le ministère de l’Intérieur et des Transports, ce texte est perçu par les professionnels du secteur comme excessivement contraignant. Les transporteurs dénoncent notamment une révision à la hausse des amendes et un durcissement notable des sanctions, de meme que l’absence des conditions favorables à la profession.
Des sanctions jugées « abusives » par les professionnels
Selon les transporteurs et chauffeurs, le nouveau dispositif prévoit des pénalités financières jugées exorbitantes, assorties de mesures lourdes. Cela, tout en sachant que l’état des routes et infrastructures sont dans un état déplorable et pèse lourdement sur les transporteurs et chauffeurs, en termes de sécurité et en termes de maintenance et pièces de rechanges. Autant de sanctions que les professionnels estiment déconnectées des réalités du terrain et susceptibles de menacer la viabilité économique de leurs activités.
La crainte de perturbations dans l’approvisionnement
La participation des transporteurs de carburant au mouvement alimente des inquiétudes supplémentaires, dans la mesure ou des perturbations dans la distribution des produits énergétiques sont envisageables si la grève venait à s’inscrire dans la durée, avec un impact potentiel sur plusieurs secteurs de l’économie.
Un secteur déjà fragilisé
Les protestataires rappellent que le secteur du transport fait face, depuis plusieurs années, à de nombreuses difficultés : hausse des coûts d’exploitation, entretien onéreux du parc roulant, pression fiscale et baisse de la rentabilité. Dans ce contexte, le durcissement du cadre réglementaire est perçu comme un facteur aggravant plutôt que comme une solution durable.
Dialogue ou bras de fer ?
Si l’objectif affiché des autorités reste l’amélioration de la sécurité routière et la réduction des accidents, les transporteurs appellent à l’ouverture urgente d’un dialogue avec les pouvoirs publics. Ils plaident pour une révision du texte et pour une approche plus équilibrée, reposant sur la prévention, la sensibilisation et des sanctions proportionnées. Ainsi, en l’absence, pour l’heure, d’annonces officielles ou de mesures d’apaisement, l’année 2026 s’ouvre sur une note particulièrement sombre.



Un commentaire
Grève pour contester un nouveau code de la route par ceux la même qui cause des dégâts inestimables aux infrastructures routières par leurs comportements dangereux camions surchargés vitesses excessives et les routes algériennes sont les plus meurtrières au monde, je ne dédouane pas l’état nos routes ne sont pas toujours dans les normes mais cela incombe aussi aux usagers qui prennent nos voies et routes pour des pistes de formule 1 sans oublier le plus grand des dangers le non respect pour ne pas dire la méconnaissance du code de la route.