Alors que les consultations autour de la «révision technique» de la Constitution et la loi électorale ont été entamées en ce début de semaine, le parti Jil Jadid vient de dénoncer son « exclusion » de la part des pouvoirs publics et plus précisément des services du Premier ministère.
Ainsi et dans un communiqué au ton ferme et réprobateur, la formation politique présidée par M.Lakhdar Amokrane s’insurge contre ce qu’elle qualifie d’exclusion «manifestement délibérée», de la réunion du Palais des Nations consacrée au projet de réforme constitutionnelle et à la loi électorale.
Jil Jadid fait part de son « incompréhension »
En effet, Jil Jadid dénonce avec la plus grande fermeté cette «exclusion injustifiée», au moment où douze autres formations politiques, notamment le Parti des Travailleurs (PT), le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) et le Front des forces socialistes ( FFS), y ont pris part. Jil Jadid, considère cette « mise à l’écart », d’autant plus «incompréhensible», alors que ce parti est représenté au Parlement et dans de nombreux conseils locaux élus. «Une telle décision soulève de sérieuses questions quant au respect du pluralisme politique et du principe d’égalité de traitement entre les partis», s’insurgent les rédacteurs dudit document.
«s’agit-il d’une sanction?»
Ensuite, ces derniers, s’interrogent sur les tenants et aboutissants de leur non-invitation à ces consultations. «s’agit-il d’une sanction à l’encontre de nos positions claires au sein de l’opposition nationale, attachée à une transformation pacifique et profonde de la gestion des affaires de l’État et de la nation ?», est-il suggéré.
Dans le même ordre d’idée, Jil Jadid estime que l’«exclusion », dont il se dit être victime, contredit la logique d’un «dialogue inclusif» et ne fait selon cette formation politique qu’exacerber la «méfiance» entre les autorités et les acteurs politiques.
Enfin, Jil Jadid, réaffirme son engagement en faveur d’une «approche nationale indépendante» et renouvelle sa «détermination» à œuvrer exclusivement pour l’intérêt supérieur de la nation.
Le parti Jil Jadid, dit également réaffirmer son engagement à exprimer de «manière responsable» ce qu’elle juge digne de soutien ou de condamnation, dans le cadre d’une opposition constructive, au service de la stabilité et du progrès de l’Algérie.
