La célébration de Yennayer, organisée à travers l’ensemble du territoire national, remet au premier plan la question de l’enseignement de Tamazight en tant que levier fondamental de la préservation de l’identité nationale.
Ainsi et dans ce contexte, le Premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), M. Youcef Aouchiche, qui était ce samedi 10 janvier 2026 à Oum El-Bouaghi, dans le cadre d’une rencontre régional avec ses militants, estime que Tamazight est « plus qu’un symbole culturel », de ce fait, selon M. Aouchiche, la généralisation de son enseignement apparaît aujourd’hui comme une « exigence stratégique » afin d’ancrer durablement la pluralité identitaire de l’Algérie.
Tamazight à l’école : un enjeu de transmission et de cohésion
En effet, le Premier responsable du FFS soutiendra que la question de l’enseignement de Tamazight s’impose comme l’axe central de toute démarche de reconnaissance identitaire.
La langue amazighe, pilier historique de la personnalité algérienne, ne peut se limiter à une présence symbolique ou institutionnelle. Sa transmission par l’école constitue un outil essentiel pour assurer la continuité de la mémoire collective et renforcer la cohésion nationale.
Yennayer, expression vivante d’une identité plurielle
Dans cette perspective, l’orateur notera que la célébration de Yennayer dépasse largement le cadre festif. Elle incarne l’attachement profond des Algériennes et des Algériens à une histoire plurimillénaire et à une identité nationale riche de ses composantes. Cette célébration traduit une volonté collective de valoriser une diversité assumée, unie dans ses fondements et résolument tournée vers l’avenir.
Au-delà des symboles, des mesures concrètes attendues
Cependant, l’hôte des Aures, soulignera que la reconnaissance de Tamazight « ne saurait se satisfaire de gestes symboliques » ou de « commémorations ponctuelles ». Pour M. Aouchiche, des « décisions structurelles fortes » doivent être prises.
À ce titre, le FFS réaffirme la nécessité de généraliser l’enseignement de Tamazight sur l’ensemble du territoire national, afin de garantir un accès équitable à cette langue constitutive de l’identité algérienne.
Un cadre juridique et institutionnel à consolider
Enfin, le FFS plaide pour la promulgation d’une loi organique assurant la protection et la promotion effectives de Tamazight, ainsi que pour la mise en pleine capacité de l’Académie amazighe.
Dotée de moyens adaptés et de prérogatives claires, cette institution est appelée à jouer un rôle clé dans la structuration de l’enseignement, la recherche linguistique et la valorisation culturelle, au service d’une identité nationale pleinement assumée.
