L’Algérie est désormais un acteur majeur de l’industrie pharmaceutique à l’échelle régionale et continentale.
Ainsi et selon les chiffres présentés par le président Tebboune lors de la récente Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments, sur 649 usines en Afrique, environ 230 sont implantées en Algérie, en plus de plus de 100 nouveaux projets en cours de réalisation.
Des projets stratégiques initiés
Néanmoins, ce chiffre reste en deçà des espérances et des ambitions de l’Algérie dans le secteur de l’industrie pharmaceutique. C’est dans ce sens que le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a plaidé pour le renforcement de la production locale des médicaments.
En effet et s’exprimant ce jeudi 7 janvier devant les élus du Conseil de la nation ( Sénat), Wassim Kouidri indiquera que l’Algérie a lancé une feuille de route ambitieuse, visant à accroître la production nationale de médicaments.
Selon l’intervenant, le groupe Saidal a initié plusieurs «projets stratégiques» visant la fabrication de matières premières pour les médicaments contre le cancer, les antibiotiques, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les anti-inflammatoires, les hormones, le paracétamol, entre autres. Le ministre de l’Industrie pharmaceutique notera au passage qu’avec un taux de couverture des besoins du marché national par la production locale atteignant environ 82 %, l’Algérie demeure un « leader africain » en la matière.
Encourager les investissements privés
Par ailleurs et s’agissant de la disponibilité des médicaments sur le marché national, M. Kouidri a précisé que, sur les 6 500 médicaments commercialisés localement, 16 sont actuellement indisponibles en raison de leur rareté sur le marché international.
Répondant à une autre question relative aux produits de diagnostic des maladies allergiques, de l’asthme et de la rhinite allergique chronique, le ministre a indiqué que le secteur poursuit sa politique d’encouragement de l’investissement, avec le lancement de plusieurs projets visant à localiser la production de médicaments innovants, en partenariat entre des producteurs algériens et des laboratoires étrangers spécialisés.
Enfin, le ministre a affirmé que le secteur oriente les investisseurs vers la production de médicaments et de produits pharmaceutiques auparavant importés, tout en s’engageant à répondre aux besoins exprimés par l’Institut Pasteur.
