Après plusieurs semaines d’attente en vue d’une hypothétique rencontre avec le nouveau ministre de la Santé, M. Mohamed Seddik Aït Messaoudène, le Syndicat national algérien des psychologues (SNAPSY) perd patience.
Ainsi et dans un communiqué rendu public ce mardi 13 janvier 2026, ce syndicat prend l’opinion publique à témoin et dénonce le « mutisme » du ministre de tutelle quant à leurs multiples demandes d’audience.
Une attitude « inhabituelle » et « inacceptable »
En effet, dans son document à l’intitulé des plus évocateurs « étrange et surprenant », le Snapsy s’interroge sur les motivations qui ont conduit le nouveau ministre de la Santé à ne pas leur « prêter une oreille attentive », et ce, en dépit des trois demandes d’audience adressées successivement le 30 septembre 2025, le 2 décembre 2025 et la dernière, en date du 6 janvier 2026. « Malgré ces courriers successifs et d’autres échanges concernant diverses revendications, le Bureau exécutif national du Syndicat des psychologues n’a reçu aucune réponse », fait remarquer ce syndicat.
Pour le Snapsy, ce « mutisme » de la part du ministère de tutelle est « inhabituel » et « inacceptable ». Mieux, pour les auteurs dudit document, ce silence contrevient même aux uses et protocoles établis qui exigent que tout nouveau ministre rencontre ses partenaires sociaux pour assurer la coordination et la coopération. « Pourtant, nous sommes un syndicat reconnu et représentatif des psychologues du secteur de la santé, et nous souhaitons faire part des revendications et des préoccupations de notre profession au ministre de la Santé dans un esprit de coopération, de coordination et de responsabilité », précisent les rédacteurs dudit document.
Le Snapsy réitère son appel au dialogue
Dans la foulée, le Syndicat national algérien des psychologues, réitère son appel au ministre de la Santé à répondre favorablement à ces demandes répétées et d’ouvrir le dialogue social d’une manière qui sert l’intérêt public et la stabilité du secteur. « Ce dialogue requiert coopération, concertation et un plan d’action clair, assorti d’objectifs et de méthodes définis », est-il en outre souligné.
Enfin, ce syndicat n’omet pas de préciser qu’en cas de poursuite de ce qui est qualifié de « silence injustifié », qui serait selon ce syndicat une « violation manifeste », du principe de dialogue social, le Bureau exécutif national du Snapsy, se réserve le droit d’engager toute action syndicale et juridique qu’il jugera appropriée. À titre d’indicatif, le Snapsy précise que depuis l’obtention de son certificat d’enregistrement en 2004, il a collaboré avec dix ministres de la Santé.
