Le 30 décembre 2025, le président Tebboune, annoncé le lancement effectif du « dialogue national inclusif » après le vote de la loi organique sur les partis politiques.
Cette dernière, devrait être soumise à l’Assemblée populaire nationale (APN), afin d’y être adoptée et ensuite promulguée.
Ainsi et s’exprimant à partir d’Oum El Bouaghi, où il animait ce samedi 10 janvier 2026, le Premier Secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), M. Youcef Aouchiche, s’est félicité des « avancée » constatées dans ce projet de loi, tout en restant prudent quant à sa mouture finale.
Loi des partis politiques : Une « avancée » soulignée
En effet, Youcef Aouchiche notera que ce projet de loi sur les partis politiques enregistre actuellement une avancée par rapport à l’avant-projet initial. Ce dernier, estime le Premier Secrétaire du FFS, visaient à réduire les partis politiques à « de simples annexes » du ministère de l’Intérieur. « Nous estimons qu’une part importante de ces amendements répond aux propositions que nous avons soumises à la Présidence, et peut-être aussi à celles d’autres partis », s’est-t-il félicité.
Toutefois et d’après l’intervenant, certaines « dispositions préoccupantes » subsistent, justifiant la poursuite les appels à leur révision. « L’objectif est de doter le pays d’une classe politique affranchie des contraintes bureaucratiques et des tendances autoritaires – une classe politique responsable, capable de remplir au mieux ses fonctions », a-t-il en outre plaidé.
Toujours dans le même propos, l’hôte de la wilaya d’Oum El-Bouaghi, réaffirmera sa « ferme conviction » qu’une véritable ouverture de la sphère politique requiert simultanément la libération des médias, la levée de toutes les mesures juridiques et pénales entravant une pratique politique équitable, et une réforme en profondeur de la loi régissant les processus électoraux.
Code électoral : Le FFS plaide pour une « réforme en profondeur »
Par ailleurs et s’agissant du code électoral, le Front des Forces Socialistes souligne la nécessité d’une « révision approfondie et exhaustive » afin de garantir la transparence et l’intégrité du processus, d’assurer l’égalité des chances pour tous les partis et candidats, et de mettre fin aux pratiques qui ont dépouillé le processus électoral de son caractère représentatif et en ont perverti la finalité.
Dans ce contexte, le premier responsable du FFS, exhortera les pouvoirs publics à « une réforme en profondeur » du code électoral. Cela permettrait selon M. Aouchiche de « restaurer la confiance » dans le processus électoral et de conférer à ces élections une véritable crédibilité politique. « Nous insistons également sur le fait que la prise de responsabilité exige d’initier la modernisation et la restructuration de la classe politique nationale sur des fondements clairs et consacrants qui consacrent le pluralisme, garantissent l’alternance démocratique au pouvoir et rompent avec la médiocrité et l’opportunisme politique », martèlera le Premier Secrétaire national du FFS.
Enfin, Youcef Aouchiche insistera que le parti qu’il dirige soutient qu’une véritable réforme politique ne se mesure pas uniquement à des textes, mais aussi à la volonté politique sincère de les mettre en œuvre sur le terrain et à la capacité de construire un processus électoral transparent qui place le citoyen au cœur du processus politique et fasse de son vote un instrument d’action et de changement, et non une simple formalité.
