Marbre Algérien: Une filière à protéger et développer

Lors du Conseil des ministres qu’il a présidé, hier, dimanche 9 mars 2025, le président de la République a tracé une nouvelle feuille de route pour l’avenir du marbre algérien.

Ainsi et face aux membres du gouvernement, le chef de l’État a exposé sa vision stratégique visant à structurer et développer cette filière aux potentialités considérables mais encore insuffisamment exploitées.

Un secteur ancestral et stratégique

En effet, le secteur du marbre, décrit par le président comme « ancestral et stratégique », représente un levier économique majeur pour l’Algérie. Grâce à son potentiel naturel exceptionnel et ses perspectives de diversification, il offre des opportunités de création d’emplois et de renforcement de l’économie nationale.

C’est pourquoi, le chef de l’État a souligné l’importance d’une organisation rigoureuse du secteur, en collaboration avec « des partenaires internationaux professionnels et leaders dans cette industrie ». Cette approche a pour but de moderniser la filière, renforcer la production locale et positionner l’Algérie comme un acteur compétitif à l’échelle internationale, en particulier en Afrique.

Des mesures salvatrices

Lors du même Conseil des ministres, le Président a annoncé plusieurs mesures phares, dont l’« interdiction de l’importation de dalles de marbre finies ». Par cette décision, il vise à encourager la production nationale et valoriser les ressources locales. De plus, le Président a insisté sur la nécessité d’augmenter les investissements dans ce secteur, tout en veillant à ce que cette évolution soit soigneusement étudiée. Il a également rappelé que le marbre constitue une source importante de devises et génère des emplois, en particulier pour les jeunes.

Poursuivre les réformes

Ces nouvelles orientations s’inscrivent dans la continuité des décisions prises lors du Conseil des ministres du 30 avril 2023, qui avaient recommandé l’interdiction de l’importation du marbre prêt à l’emploi. Ce Conseil avait aussi mis en avant l’importance d’encourager les start-ups à investir dans cette filière et à y introduire des technologies de pointe pour stimuler son développement.

Il convient de souligner que l’Algérie dispose d’un potentiel naturel énorme en matière de marbre, avec des gisements présents dans plusieurs wilayas. Parmi les plus significatifs figurent le marbre blanc de Skikda, le marbre rouge de Kristel à Oran, et le marbre vert et bleu du Sud du pays. Ces ressources sont exploitées par plus de soixante unités de production à l’échelle nationale, produisant actuellement 250 millions de mètres carrés de marbre par an. Cette capacité excédentaire pourrait permettre à l’Algérie de développer son marché à l’international.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Follow by Email
WhatsApp
FbMessenger