Figure marquante des tribunes, “Lumumba” a ému l’Afrique entière. Après la polémique, la Fédération algérienne (FAF) a choisi l’apaisement et le respect pour clore l’épisode de la CAN.
Au cœur de cette CAN 2025 marquée par l’intensité sportive et les émotions brutes, une image a dépassé le cadre du terrain. Celle de Michel Kuka Mboladinga, dit “Lumumba”, supporter emblématique de la RD Congo, est devenue un symbole puissant, mêlant culture, mémoire et football.
Lumumba, une icône au-delà du score
Immobile durant 438 minutes, bras levé et regard figé, Michel Kuka Mboladinga a incarné, tout au long du tournoi, un hommage vivant à Patrice Lumumba, figure majeure de l’indépendance congolaise.
Sa présence silencieuse dans les tribunes a traversé les frontières, suscitant admiration et respect bien au-delà des supporters de la RDC. Mardi, après l’élimination cruelle de son pays face à l’Algérie en huitièmes de finale (1-0 a.p.), l’homme a fondu en larmes. Une image forte, humaine, qui a rappelé que le football est aussi un espace de mémoire et d’émotion.
La spontanéité de Amoura ne passe pas
Dans l’euphorie de la qualification algérienne, Mohamed Amoura a brièvement chambré le supporter congolais, un geste mal interprété qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux. L’attaquant des Fennecs a toutefois tenu à clarifier sa position, expliquant ne pas avoir mesuré la portée symbolique de cette figure. Il a présenté ses excuses publiques, affirmant n’avoir agi que dans un esprit de chambrage bon enfant, sans aucune intention de provocation ou de manque de respect.
La FAF apaise et rend hommage
Soucieuse de calmer toute polémique, la Fédération algérienne de football a choisi l’élégance. À Casablanca, en présence de responsables officiels, elle a honoré Michel Kuka Mboladinga en lui remettant plusieurs maillots des Fennecs, dont un signé par l’ensemble du groupe algérien.
Un geste fort, salué de part et d’autre, qui a permis de transformer un moment de tension en message d’unité africaine, de respect et de fair-play. Une conclusion digne pour une figure qui restera, quoi qu’il arrive, l’un des visages marquants de cette CAN 2025.
