En réaction au lâche assassinat du chef du bureau politique de la résistance palestinienne, Ismaïl Haniyeh par Israël, l’Algérie n’a pas mâché ses mots à l’encontre de cette dernière au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Ainsi, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, l’ambassadeur Amar Bendjama, a assuré que cette liquidation, n’est autre qu’un «acte terroriste».
Bendjama sort la «sulfateuse» contre Israël
En effet, M.Bendjama, dont le verbe fait mouche à chaque fois, a sorti «l’artillerie lourde» pour s’en prendre ouvertement à l’entité sioniste, la qualifiant tour à tour d’«Etat terroriste», «entité criminelle» et son Premier ministre Benjamin Netanyahu de «boucher».
«Nous condamnons avec véhémence et dans les termes les plus forts cet acte terroriste lâche et odieux, perpétré par l’entité criminelle» sioniste, a-t-il déclaré mercredi soir, devant les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, réunis pour débattre de la situation au Moyen-Orient.
Pour M.Bendjama, le crime «odieux et abominable» commis contre Ismaïl Haniyeh, est une «attaque perfide contre les fondements même des relations diplomatiques, contre le caractère sacré de la souveraineté de l’Etat et les principes de l’ordre mondial».
À ce propos, le tonitruant Bendjama, à tenu à mettre en exergue le fait que les actes perpétrés par l’entité sioniste ne relèvent «pas de la légitime défense», mais d’«une agression brutale et d’un défi flagrant de la justice», a-t-il en outre accusé.
Israël est une «menace pour le monde»
Ensuite, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, a fustigé de la plus acerbe des manières la «politique de terre brûlée» adoptée l’Etat hébreu et « la vague de violence » qui déferle sur Ghaza, la Cisjordanie, le Yémen, le Liban, la Syrie et, aujourd’hui, l’Iran. «L’entité sioniste est non seulement une menace pour la région, mais pour tout le monde, à travers sa folie meurtrière sans aucune limite», a-t-il asséné.
Par ailleurs, l’ambassadeur Amar Bendjama a appelé de «toute urgence» à « un cessez-le-feu immédiat et sans conditions à Ghaza » et à «la levée du blocus inhumain»imposé à l’enclave palestinienne, affirmant qu’«un cessez-le-feu à Ghaza reste la clé de la stabilité au Moyen-Orient»
Il a appelé également à mettre fin définitivement à l’occupation sioniste des territoires palestiniens, syriens et libanais, et à contraindre l’entité sioniste à répondre de ses crimes de guerre odieux et des violations flagrantes des droits de l’homme commis par la puissance occupante.
