Placée en détention pour une vidéo humoristique, l’affaire Raouf Belkacemi interroge et soulève de sérieuses questions sur le traitement réservé au jeune Algérien.
Le Makhzen marocain poursuit ses provocations nauséabondes à l’égard de l’Algérie et ses ressortissants. Après les journalistes et certains supporters qui ont été pris pour cible par leur « Stasi », c’est au tour des « influenceurs » Algéries d’être le collimateur du Makhzen.
Ainsi, l’affaire Raouf Belkacemi susciteune vive émotion en marge de la CAN 2025.Ce créateur de contenu algérien de 24 ans, a été placé en détention provisoire au Maroc pour « atteinte aux mœurs », après une séquence diffusée sur les réseaux sociaux alors qu’il assistait à un match de l’équipe d’Algérie.
Parti pour soutenir les Fennecs, le jeune influenceur se retrouve aujourd’hui au cœur d’une procédure judiciaire dont la sévérité interroge, tant sur le fond que sur la forme.
Une mise en scène humoristique devenue dossier pénal
À l’origine, une vidéo tournée dans les tribunes lors du huitième de finale face à la République démocratique du Congo. Sur un registre volontairement humoristique, Raouf Belkacemi suggère s’être uriné dessus sous l’effet du stress. Une mise en scène qu’il affirme être un simple canular. Convoqué pour enquête, il est d’abord auditionné puis relâché.
À sa sortie, il explique publiquement que le liquide visible était une boisson et que des éléments matériels ( caméras de surveillance, présence de stadiers, témoins sur place ) permettraient de confirmer sa version. La vidéo incriminée, toujours disponible en ligne, ne montre d’ailleurs aucun acte répréhensible avéré.
Une détention qui pose question
Malgré ces éléments, l’influenceur est reconvoqué puis placé en détention provisoire. Selon son entourage, un premier passage devant la justice a bien eu lieu, mais le verdict a été reporté. La prochaine audience est annoncée pour le 19 janvier, à l’issue de la CAN.
En attendant, l’entourage du jeune algérien évoque un traitement disproportionné, voire un acharnement difficilement compréhensible à l’encontre d’un jeune homme dont le seul tort semble être d’avoir fait de l’humour… et d’être algérien.
