Longtemps resté inexploité, le gisement de fer de Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf, suscite un intérêt croissant outre-Atlantique.
Des rapports récents des plus grands titres de la presse économique américaine présentent désormais ce projet comme un tournant majeur pour l’économie algérienne.
L’Algérie est-elle en train de changer de dimension sur l’échiquier minier mondial ? C’est ce que suggère une synthèse détaillée publiée par Mourad Chebbine, s’appuyant sur plusieurs analyses de médias américains de premier plan.
De Bloomberg à Forbes, l’analyse est unanime : Gara Djebilet, ce gisement stratégique longtemps qualifié de « Sleeping Giant » (géant endormi), est aujourd’hui présenté comme le moteur d’une transformation profonde.
Une rupture stratégique avec la « malédiction du pétrole »
Pendant près de sept décennies, Gara Djebilet a été qualifié de « Sleeping Giant » (géant endormi). Aujourd’hui, ce gisement stratégique situé dans la wilaya de Tindouf sort de sa torpeur.
Pour de nombreux rapports américains, le lancement de ce projet marque un tournant historique : la fin de l’ère où l’Algérie était perçue comme une simple « station-service pour l’Europe ».
L’audace du projet repose sur un investissement souverain massif dans les infrastructures, visant à briser la dépendance quasi exclusive du pays aux fluctuations des prix du pétrole et du gaz.
Le rail : la colonne vertébrale de l’après-pétrole
Le véritable « game changer » identifié par les observateurs internationaux comme Bloomberg et la plateforme Energy Capital & Power est la construction de la ligne ferroviaire Tindouf–Béchar.
- Désenclavement : Cette voie ferrée est considérée comme la colonne vertébrale de l’économie post-hydrocarbures.
- Hub Logistique : Elle transforme le Sahara en un pôle logistique continental, connectant les ressources du Sud aux ports de la Méditerranée.
Compétitivité : Selon le Wall Street Journal, cette infrastructure permet à l’Algérie de concurrencer les fournisseurs traditionnels d’Amérique du Sud
