C’était prévisible et attendu, le dernier décret exécutif relatif à la retraite anticipée au profit de certaines catégories de l’éducation nationale, soulève l’ire des syndicats de l’éducation nationale.
Ainsi, ce dimanche 1er février 2026, l’inter-syndicale de l’éducation nationale, laquelle ne regroupe pas moins de 11 partenaires sociaux, a signé un document dans lequel, ces syndicats demandent de n’appliquer l’article 4 du dernier décret exécutif relatif ace sujet qu’à partir de l’année scolaire prochaine.
Garantir le principe d’équité
En effet, concrètement cette intersyndicale réclame que tous les enseignants âgés de 57 ans (hommes) et de 52 ans (femmes) soient autorisés à demander à partir en retraite dès le 31 août 2026 exceptionnellement cette année et que cet article 4 ne soit effectif qu’à partir du début de l’année scolaire prochaine.
C’est ce qui a été proposé au ministère de l’éducation lors de la réunion de ces syndicats avec leur tutelle le 28 janvier dernier. Dans ce bulletin informatif, l’intersyndicale se dit décidée à accompagner les personnels dans leur lutte et particulièrement d’arriver à bannir les disparités entre les travailleurs de la même famille éducative. Il y a lieu de rappeler que les autres corps de l’éducation à l’exception les enseignants et les autres catégories incluses dans le dernier décret exécutif doivent travailler jusqu’ à l’âge de 60 ans.
Exclusion !
Par ailleurs, l’application du dernier décret exécutif cosigné par le ministre de l’éducation nationale et son homologue du travail, de la sécurité et des affaires sociales relatif à la retraite anticipée à 57.ans pour les hommes et 52 ans pour les femmes qui a intégré les fonctionnaires issus du corps enseignant tels les directeurs d’établissements scolaires, les censeurs, les surveillants généraux qui ont été auparavant des enseignants qui devraient demander ce droit durant les trous premiers de l’année scolaire a soulevé l’inquiétude au sein de ces syndicats.
En effet, plusieurs, fonctionnaires ne bénéficient pas de cette mesure si ceux-ci sont nés par exemple à partir de janvier de l’année scolaire en cours. » Je suis né en janvier. Et j’ai 58 ans. Malheureusement, je dois attendre le début de l’année scolaire 2026/ 2027 pour déposer mon dossier. C’est dire que je ne bénéficie pas de ce » bonus » accordé aux enseignants par le Président de la République, M. Abdelmajid Tebounne. Donc, il nous fait une dérogation pour partir en retraite dès la fin de l’année scolaire », déplore, dépité un enseignant du primaire. Comme ce cas, ils sont des milliers à ne pas bénéficier de trois ans de moins qui leur a été accordé par le statut particulier de l’éducateur.
