Après la Confédération des syndicats algériens (CSA), qui a dressé un tableau mitigé relatif aux libertés syndicales en Algérie, c’est autour du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) du monter au créneau.
Ainsi, ce syndicat qui s’est livré à un véritable bras de fer avec l’ancien ministre de la Santé, M.Abdelhak Saïhi au sujet de la révision des statuts particuliers du corps médical, revient à la charge et dénonce « plusieurs carences » observées dans le secteur de la santé, mais aussi, des « restrictions » au sujet de l’exercice syndical en Algérie.
Statuts particuliers : Le « mutisme » de la tutelle dénoncé
En effet et selon un communiqué sanctionnant les travaux de la session ordinaire du Bureau national du SNPSP, tenue le 9 octobre dernier, ce syndicat revient sur plusieurs dossiers qu’il juge prioritaires.
Tout d’abord, ce partenaire social dirigé par le Dr Lyès Merabet, dit « regretter » une fois de plus le retard et le «manque de clarté» dans le traitement de la révision des statuts particuliers du corps médical, tout en soulignant que la dernière réunion avec les représentants du ministère de la Santé a eu lieu le 29 mai 2025. Selon ce syndicat, les représentants du ministère de la Santé, avaient à l’époque, confirmé que toutes les propositions et réserves visant à corriger les «lacunes» et «irrégularités» constatées avaient été transmises au Premier ministre.
Le Syndicat national des praticiens de la santé publique dénonce dans ce sens, le « mutisme » et le «manque de coordination» concrète au sujet des revendications socio-professionnelles soulevées et discutées lors des précédentes réunions, et ce, malgré les promesses et assurances répétées.
À cet effet, le SNPSP exige l’«ntervention urgente » des services du ministère afin de remédier à la situation des médecins généralistes et spécialistes occupant des postes à responsabilités, dont les procédures administratives ont été gelées immédiatement après la promulgation des nouvelles lois fondamentales.
Liberté syndicale : Le SNPSP tire la sonnette d’alarme !
Ensuite et concernant le sujet des «restrictions» à la liberté syndicale et mesures de « répression administrative» qui seraient selon ce syndicat, pratiquées par certaines administrations en violation flagrante des lois de la République, le bureau national du SNPSP dit suivre «avec préoccupation» le «rétrécissement» de la marge de liberté syndicale et « le recul» de l’espace de dialogue social dans la wilaya de Touggourt et regrette l’impasse dans laquelle se trouve la relation de partenariat entre le bureau et le syndicat.
Ce dernier, dénonce également le «harcèlement» que subirait le responsable du bureau local et d’un membre du Bureau national par le directeur de l’établissement public de santé de proximité de Sidi Okba, dans la wilaya de Biskra.
En outre, le SNPSP relève des cas de «répression administrative» qui serait exercée par le directeur de l’établissement public de santé de proximité d’El Oued et le directeur de l’établissement public de santé de proximité de Ras El Aïoun, dans la wilaya de Batna, à l’encontre de médecins.
Enfin, le Bureau national dénonce la fermeture du dialogue et des réunions périodiques par le directeur de la santé et de la population de la wilaya d’Alger. Le syndicat du SNPSP, appelle tous les bureaux régionaux à la « mobilisation » afin de défendre les acquis sociaux.
