Dans un entretien accordé au magazine Paris Match, Mme Ségolène Royal, a évoqué son entrevue avec le journaliste français Christophe Gleizes.
Ainsi et après avoir reçu l’autorisation des pouvoirs publics, notamment le ministère de la Justice pour pouvoir rendre visite ( à Alger) au journaliste sportif incarcéré à Tizi-Ouzou, Mme Royal, a révélé au magazine français, les détails de cette rencontre laquelle a eu lieu ce vendredi 30 janvier 2026.
« On espère une décision de grâce ».
En effet, Ségolène Royal a rencontré ce vendredi 30 janvier, en fin de matinée, le journaliste Christophe Gleizes, détenu depuis sept mois en Algérie. « Je l’ai vu 35 – 40 minutes dans une prison à Alger, où il a été transféré hier, confie-t-elle à Paris Match. C’est difficile de qualifier son état mais il a une force intérieure qui lui donne une sérénité. C’est une épreuve mais il pense à ses liens à l’extérieur, à ses parents, et ça lui permet de rester serein. Son transfert à Alger va faciliter ses contacts avec sa famille. C’est quelqu’un de bien, Christophe Gleizes. », a-t-elle confié.
En outre et selon la même source, la présidente de l’Association France-Algérie, notera que le journaliste français n’est « pas dans la critique de l’Algérie, pas du tout. C’est un pays qu’il aime ». Elle affirme que sa venue à elle « est un geste humain, de fraternité envers un compatriote. Qu’on ait autorisé cette visite et ce transfert, c’est positif. […] Sur la libération, il y a un recours, des délais légaux, je ne veux me substituer à d’autres, on espère une décision de grâce ».
Ségolène Royal répond à ses détracteurs
Abordant sa visite en Algérie, Mme Ségolène Royal, qui est accusée par une certaine partie de la classe politique française de faire dans la «récupération politique», a balayé ces allégations en soutenant « Les attaques contre moi sont très violentes, mais ça dit de ce qu’il faut surmonter comme préjugés, instrumentalisation politicienne de ces sujets-là. Si je faisais ça dans un but politicien, je ne choisirais pas cette question si sensible», a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : « ceux qui se disent patriotes vont à l’encontre des intérêts de la France. Le vrai patriotisme c’est s’entendre avec ce grand voisin et tout le reste de l’Afrique, avant qu’il ne soit trop tard. Nous avons un patrimoine commun qui est la Méditerranée. L’Algérie, malgré les dégâts de la colonisation continue d’avoir une affection commune.», dit-elle.
La veille et lors d’une conférence de presse, Mme Royal, a mis en évidence que l’Algérie n’est plus la même qu’il y a dix ans, soulignant que c’est désormais à la France de prendre conscience de ces avancées. « Si elle souhaite rester un partenaire de l’Algérie, la France doit agir ».
