L’Algérie estime que le principe du « veto » instauré au lendemain de la Seconde guerre mondiale et la naissance de l’actuelle Organisation des nations unies(ONU), a été « dévoyé » par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, dont et surtout les États-Unis.
En effet, dans la soirée de ce lundi 4 mars 2024, se tenait la 59ème session plénière de l’AG des Nations Unies et le diplomate de la mission permanente de l’Algérie à New York, Ahmed Sahraoui, qui s’est exprimé lors de cette plénière n’a pas hésité à fustiger l’usage de ce droit à des fins contraires à sa raison d’être, à savoir s’opposer aux despotisme mondial.
Un « droit » injustifié et dévoyé
Ainsi, le diplomate algérien, est longuement revenu sur les horreurs et crimes en cours dans les territoires occupés et plus particulièrement à Ghaza, soulignant que les crimes et le génocide commis par l’armée d’occupation israélienne, auraient pu être stoppés si ce n’était l’usage « injustifié » par les États-Unis de son droit de véto, dans le seul et unique but de protéger l’entité sioniste.
« Devant l’usage injuste et injustifié de ce droit de véto lequel a été dénaturé et dévoyé de sa vocation, le monde se retrouve impuissant face à la plus grande catastrophe humanitaire du ce siècle », dira le représentant permanent de l’Algérie au sein de l’ONU. Et d’enfoncer le clou en affirmant que « rejeter la demande d’arrêter les hostilités à Gaza est totalement injustifié, et cela a doublé les souffrances des Palestiniens ».
« Halte aux massacres » !
Par la suite, Ahmed Sahraoui est revenu sur le projet de résolution algérienne visant à imposer un cessez-le-feu immédiat dans les territoires occupés et qui a été rejeté par les États-Unis en lui opposant un véto des plus honteux.
En effet, ce jeune diplomate, puisqu’il ne dépasse pas les 44 printemps, a mis en exergue l’importance vitale du projet de résolution algérienne. « Notre projet revêt une grande importance, et il faut trouver quelqu’un pour y répondre, pour qu’elle résonne au Conseil de sécurité, afin de préserver la crédibilité des Nations Unies », a-t-il martelé. Pour l’orateur, le Conseil de sécurité doit imposer un cessez-le-feu sans délai avant qu’il n’y ait plus rien qui vaille la peine d’être vécu à Ghaza.
Poursuivant, il affirme que la situation s’aggravera sans aucun doute si l’occupant décide de mener un assaut sur la ville de Rafah. Cette dernière accueille, rappelons-le, les 1,3 million de réfugiés palestiniens ayant fui le Nord et le centre de Ghaza réduits en ruine par les bombardements de l’occupation israélienne.
Ce plaidoyer des plus magistrales de l’Algérie à la tribune de l’ONU, traduit de manière limpide l’engagement sans faille de notre pays vis-à-vis de la « mère » des causes justes, à savoir la Palestine.
R.B