Touché aux ischio-jambiers, Bachir Belloumi sera absent jusqu’à huit semaines. Une rechute qui prive Hull City et l’équipe d’Algérie d’un atout offensif majeur.
Le retour de Mohamed El Bachir Belloumi à Hull City devait marquer un nouveau départ, mais le sort en a décidé autrement.
Ainsi, sorti prématurément face à Southampton, l’international algérien souffre d’une lésion aux ischio-jambiers.
Jakirović relativise
En effet, son entraîneur Sergej Jakirović, a confirmé que l’indisponibilité pourrait durer jusqu’à huit semaines. « Je sais à quel point il a travaillé dur pour revenir. Je lui ai dit que six ou huit semaines, c’est rien comparé aux onze mois qu’il a connus », a-t-il expliqué sur les ondes de la BBC.
Ce contretemps intervient alors que Belloumi disputait son premier match comme titulaire depuis sa rupture du ligament croisé antérieur en novembre dernier.
Une rechute classique dans ce genre de retour, mais qui impose une extrême prudence. Le protocole médical prévoit une réathlétisation progressive et suivi quotidien afin d’éliminer le risque de récidive. Le staff vise un retour autour de la trêve internationale de novembre, sous réserve d’une récupération sans complications.
Une ascension interrompue
Depuis sa reprise en août, Belloumi avait montré des signes encourageants. Percutant dans ses prises de balle et capable de créer le déséquilibre en un contre un, il retrouvait progressivement son explosivité. Mais cette nouvelle blessure rappelle à quel point le chemin vers le haut niveau reste fragile après une longue absence.
À seulement 23 ans, l’ailier devra faire preuve de patience et de résilience. Jakirović insiste sur la dimension psychologique : « Il n’est jamais simple de rester fort, mais nous allons l’accompagner jour après jour. » Le défi est désormais de maintenir la confiance du joueur et de sécuriser sa deuxième partie de saison, cruciale pour sa progression.
Un coup dur pour l’équipe d’Algérie
Cette indisponibilité tombe mal pour Vladimir Petkovic. L’entraîneur national perd une option précieuse en attaque à quelques semaines des grandes échéances. Malgré la concurrence de Riyad Mahrez ou d’Anis Hadj Moussa, Belloumi apportait un profil différent, alliant vivacité et capacité à dynamiter les défenses regroupées. Il aurait pu constituer un joker idéal face aux blocs bas, un problème récurrent pour les Verts.
À moins d’un retour express, il semble improbable de le voir à 100 % avant la Coupe d’Afrique des Nations, prévue dans moins de trois mois. Une absence qui pèserait lourd, tant l’Algérie aura besoin de variété offensive pour espérer briller au Maroc. Pour Belloumi, ce nouvel arrêt est un test de caractère : transformer la frustration en énergie pour revenir plus fort, avec l’espoir de rattraper le fil interrompu de sa carrière internationale.
