Depuis son éviction du gouvernement Larbaoui, en septembre 2024, l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, était dans le collimateur de la justice.
Son implication présumée, ainsi que celle de son fils, dans une affaire de corruption majeure liée à l’ex-groupe IMETAL, rebaptisé depuis en Société nationale de sidérurgique (SNS), a fait l’objet d’une enquête approfondie et minutieuse de la part de la brigade économique et financière, relevant du pôle financier du tribunal de Sidi M’hamed. Ce lundi 26 février 2026, cette même juridiction a annoncé la comparution de M. Ali Aoun, ainsi que plusieurs autres suspects dans cette affaire, le 2 février prochain.
Charef Eddine Amara encore lui…
En effet, M.Aoun est actuellement placé sous contrôle judiciaire à la suite d’une enquête complémentaire ordonnée par le juge de la troisième chambre de la division des crimes économiques et financiers de Sidi M’hamed. Cette décision a été confirmée par la chambre d’accusation de la cour d’appel d’Alger après l’appel interjeté par le prévenu.
Selon le site Echourouk, l’ancien ministre Ali Aoun, ainsi que 25 autres personnes, dont des prévenus et des témoins, doivent comparaître le 2 février devant la première chambre du tribunal, présidée par le président de la division des crimes économiques et financiers de Sidi M’hamed. Parmi les personnes impliquées figurent l’homme d’affaires Abdelnour A., dit « Nounou Menita », d’Oran, fils du ministre M. Aoun ; S. Noureddine, PDG du groupe Fondal, et B.K., PDG du complexe sidérurgique d’El Hadjar, sont impliqués.
Sont également mis en cause : Charef Eddine Amara, ancien président de la Fédération algérienne de football ; l’ancien directeur de l’hôtel El Aurassi ; A.Ch., concessionnaire automobile représentant une importante marque chinoise sur le marché algérien, ayant bénéficié d’un quota de véhicules en 2023 ; et d’autres personnes.
Une affaire de corruption majeure
Selon une source, il s’agit d’une affaire de corruption majeure impliquant des transactions suspectes, notamment celles liées à la société publique Imetal, spécialisée dans les industries métallurgiques, sidérurgiques et ferreuses. Ces transactions incluent des irrégularités et la manipulation de contrats d’achat et de vente de ferraille et de cuivre.
Tous sont inculpés d’infractions graves en vertu de la loi 01/06 relative à la lutte contre la corruption, allant de l’attribution illégale de marchés et l’obtention d’avantages indus au détournement de fonds publics, à l’abus de pouvoir et à l’exploitation de leur fonction.
Le juge d’instruction de la troisième chambre de la division des crimes économiques et financiers, également procureur général du tribunal de Sidi M’hamed, avait ouvert une enquête approfondie sur l’affaire.
Après une longue période, et après avoir entendu tous les accusés, il a ordonné, en juillet 2024, une enquête complémentaire plutôt que de renvoyer l’affaire devant un tribunal. Cette décision faisait suite à l’apparition, au cours de l’enquête, de nouveaux éléments de preuve impliquant plusieurs responsables dans les faits reprochés.
