En dépit des multiples avertissements et autres mesures dissuasives contre la corruption, certains continuent de braver l’interdit.
Ainsi, outre les fonctionnaires des administrations publiques, certains élus locaux font de la corruption une pratique usuelle, à la limite du banal, et ce, au mépris de l’éthique et de l’intérêt public. Dans ce sillage, le P/APC de Chabet El Ameur ( Boumerdès), a été pris en flagrant délit de corruption par les services de la Gendarmerie nationale.
Les gendarmes dressent une « souricière »
En effet et selon des informations recoupées, l’édile indélicat est tombé dans une « souricière » dressée par les éléments de la Gendarmerie nationale, et ce, à la suite d’une plainte déposée à son encontre par un citoyen qui se dit victime de « chantage » et « tentatives de corruption » de la part du maire de Chabet El Ameur. Ce dernier, aurait salon nos informations exigé une somme d’argent estimée à 500 000 DA contre une document administratif.
Le jeudi 16 janvier 2026, les services de la brigade de recherches de la Gendarmerie nationale de Boumerdès ont procédé à l’arrestation du président de l’Assemblée populaire communale (APC) de Chabet El Ameur, en compagnie d’un employé administratif, dans le cadre d’une affaire liée à une présomption de corruption. Les deux mis en cause ont été immédiatement placés en garde à vue et transférés au siège de la brigade de recherches pour la poursuite de l’enquête. Les investigations se poursuivent afin d’élucider les circonstances exactes de l’affaire et de déterminer les responsabilités pénales de chaque partie impliquée.
La corruption gangrène le pays !
Récemment, le Forum des Juristes Algériens a indiqué que la lutte contre la corruption dépasse les slogans : elle constitue une responsabilité nationale, citoyenne et morale.
Selon l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2024 publié par Transparency International, l’Algérie se classe 107e sur 180 pays, avec un score de 34/100. Ce résultat met en lumière des défis persistants liés à l’efficacité des contrôles, à la transparence et à l’avancement des réformes structurelles, malgré les initiatives entreprises par l’État. Le Forum insiste sur la nécessité d’évaluer ces réformes, de les renforcer et de les aligner sur les aspirations populaires et constitutionnelles.
En effet, entre abus de pouvoir, opacité administrative et la faiblesse des mécanismes de contrôle, tous ces « maux» fragilisent la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Ces dérives compromettent également la répartition équitable des richesses et freinent le développement national. Pour le Forum, l’instauration d’une culture d’intégrité et de bonne gouvernance est indispensable pour protéger l’intérêt général et les deniers publics.
