Le Premier ministre Sifi Gharib, a levé le voile sur les projets de révision technique de la Constitution et de la loi organique relative au régime électoral.
Ainsi, ce samedi 24 janvier 2026, le Palais des Nations, a abrité la Conférence nationale sur cette « révision technique » de la Loi fondamentale du pays et durant laquelle, M.Sifi Ghrieb, a explicité les modalitésde ces amendements.
la « sacralité » de la Constitution préservée
En effet et devant les élus de la Nation et d’autres membres du gouvernement, ainsi que des membres de la Présidence de la République, le Premier ministre Sifi Gharib, s’est attelé à détailler les dix propositions entrant dans le cadre de la révision technique de la Constitution. Dans l’ensemble cette révision, comme n’a pas manqué de le souligner l’orateur « n’affecte en rien », la « sacralité » de la Constitution et ses principes fondamentaux. « Ce sont des ajustements techniques », permettant selon Sifi Ghrieb de consolider les principes de la « bonne gouvernance », a-t-il souligné.
Cette révision consiste essentiellement en :
- • L’obligation de justifier d’un niveau d’instruction pour pouvoir se porter candidat à la fonction de président de la République.
- • La nécessité de définir précisément les modalités de la prestation de serment constitutionnel, à travers l’établissement de dispositions organisationnelles claires, notamment en ce qui concerne l’instance devant laquelle le serment est prêté et l’autorité chargée de le prononcer.
- • Permettre au président de la République de décider de la convocation d’élections locales anticipées, lorsque les circonstances l’exigent.
- • l’obligation d’obtenir l’avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature pour les nominations aux postes judiciaires sensibles ou dans le cadre du mouvement annuel des présidents de cours et des procureurs généraux, au motif que le président de la République préside déjà cette instance.
- • L’extension de la durée du mandat du président du Conseil de la nation à 06 ans, au lieu de 03 actuellement, dans l’objectif d’assurer la continuité de l’expertise et d’éviter les ruptures induites par le renouvellement partiel.
• L’ amélioration du cadre organisationnel de la session parlementaire ordinaire, en instaurant davantage de souplesse pour son ouverture au mois de septembre, avec une durée globale de 10 mois.
- • La suppression de 03 catégories de membres, à savoir ceux désignés par les deux chambres du Parlement, la représentation syndicale et le président du Conseil national des droits de l’homme, tout en intégrant le procureur général près la Cour suprême en tant que membre.
Consolider l’État de droit
Enfin, le Premier ministre a souligné que ces modifications traduisent la volonté ferme de l’État de poursuivre le renforcement du parcours démocratique. « Elles visent à consolider l’État de droit sur des bases solides, tout en assurant un développement continu et réussi du système juridique national » a-t-il expliqué. Pour le même responsable, la Constitution de 2020 représente une initiative historique, un acquis national et un pilier essentiel pour soutenir le processus démocratique.
Selon le Premier ministre, les réformes opérées dans le cadre du texte de 2020 ont renforcé la primauté du droit et consolidé les institutions de l’État. « La Constitution, en garantissant les libertés et les droits, a favorisé une plus grande mobilité politique et renforcé le rôle de la société civile dans le processus décisionnel » a-t-il assuré. Ghrieb a également insisté sur l’importance de maintenir un équilibre entre les différents pouvoirs, considérée comme l’une des bases du développement constitutionnel.
