Après des mois de retard sur le calendrier initial, le « Service universel » des télécommunications vient d’être lancé en Algérie.Ainsi, ce service lequel peut être assimilé au « minimum syndical » en matière de télécommunications, à savoir la téléphonie, une connexion internet standard et une couverture mobile basée sur le bon vieux GSM, a été lancé ce lundi 21 octobre 2024, à partir de la wilaya d’Ain Defla, par le ministre de la Poste et des Télécommunications, Karim Bibi Triki
Les wilayas du Sud en « priorité »
En effet, M. Bibi Triki, a fait savoir que le US (Universal service), est destiné aux zones de moins de 2000 habitants, dont le nombre recensé avoisine les 1400 zones intégrées à l’échelle nationale.
Selon l’hôte d’Aïn Defla, désormais que le projet a été validé par l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) et les cahiers de charges déterminés, un avis d’appel d’offres sera lancé et les entreprises désireuses de se lancer dans ce créneau, pourront y soumissionner, a-t-il indiqué, sans pour autant avancer plus de détails sur les modalités.
Pour ce qui est des wilayas concernées, le ministre des Postes et Télécommunications, soulignera que ce chantier vise à couvrir « en premier lieu » les wilayas du grand Sud, notamment Tamanrasset avec 52 localités, Béchar, Tindouf, Béni Abbès et Adrar avec une localité chacune. Timimoun avec 6 localités, In Salah avec 4 localités, Bordj Badji Mokhtar avec 6 localités et In Guezzam avec 5 localités.
Dans le nord du pays, les wilayas Tipaza, avec 24 localités, Boumerdès (16 localités), Tizi Ouzou (24), Bouira (53), Blida (28) et Béjaïa (32), sont également concernées par le déploiement du Service universel. La wilaya d’Aïn Defla, a bénéficier de près de 100 bornes de cet accès, ce qui représente selon le ministre, un nombre important.
Les télécommunications pour tous !
Par la suite, le ministre des PTIC a mis en exergue l’importance de ce service, notamment à travers les zones les plus reculées du pays, où le réseau des trois opérateurs mobiles en Algérie n’assure toujours pas de couverture. Dans les faits, les localités à faible densité de population sont les localités dont la densité de population est inférieure à deux mille (2000) habitants. Le service universel des communications électroniques vise à leur garantir un « acheminement des appels d’urgence ».
Ainsi et selon les propos de M. Bibi Triki, l’« US » garantie de la disponibilité de l’accès aux réseaux de communications électroniques pour tous les citoyens, sur l’ensemble du territoire national, ainsi que pérennité de la fourniture des services de communications électroniques, dont l’internet, le développement et la pérennité des infrastructures de base et surtout, la garantie des secours pour la prise en charge des catastrophes, notamment celles résultant de la survenance de risques majeurs, dans le cadre des « plans ORSEC » en matière de télécommunications.