La concrétisation du projet de la mine de plomb et de zinc d’Amizour à Béjaïa, est l’un des engagements phares du chef de l’Etat, lors de son premier mandat.
Ainsi, ce dernier et lors d’un Conseil des ministres tenu ce dimanche 25 janvier 2026 et consacré à plusieurs dossiers d’actualité, dont la mise en exploitation de cette mine, a fixé une date pour sa mise en service.
Rendez-vous en mars 2026
En effet et selon le communiqué de la Présidence de la République, le président Tebboune, a ordonné aux différents acteurs de ce dossier, notamment le ministre des Hydrocarbures et des Mines, M. Mohamed Arkab de « mettre tout en œuvre », dans le but de procéder au lancement de l’exploitation de cette mine « au plus tard, au moins de mars prochain ». Le chef de l’État, a insisté sur le fait que ce projet est une « mine » pour la création d’emplois dans la région. Il est vrai que ce projet sur lequel le pays compte énormément afin de renforcer son industrie, notamment dans le secteur minier, avance à grands pas.
Ainsi et dans l’optique de dynamiser d’avantage la cadence des travaux et lever les éventuels contraintes liées à sa réalisation, le wali de Béjaïa en compagnie du groupe BLZ, a récemment présidé une réunion de coordination et de concertation, afin de lever les dernières contraintes techniques et financières, liées au lancement effectif de ce projet stratégique.
L’ensemble des institutions mobilisées
En effet et cours de cette réunion, le chef de projet a présenté un bilan de l’avancement des procédures administratives et a profité de l’occasion pour saluer les « efforts déployés » par les autorités locales, et notamment par le wali de Béjaïa, qui a soutenu l’entreprise tout au long du processus de réalisation du projet de mine de zinc et de plomb.
Pour sa part, le wali de Béjaïa, a chargé toutes les parties prenantes du projet, notamment les directeurs des domaines, des Affaires juridiques, des Affaires publiques et du Trésor public, de coordonner leurs efforts afin de finaliser toutes les procédures administratives.
En outre, le premier magistrat de Béjaïa, a profité de cette occasion pour « rassurer » les expropriés, expliquant que ces derniers, vont bénéficier d’une indemnisation satisfaisante « juste et équitable ». « Nous sommes totalement tranquille et nous n’avons aucun souci à revoir le niveau des indemnisations », a-t-il rassuré. À la même occasion, le wali a appelé la population locale à le soutenir le projet, car « le gisement est porteur de grandes promesses ».
Un gisement à haut potentiel
Pour rappel, ce projet est le résultat d’un partenariat algéro-sino-australien et consiste à exploiter cette mine, laquelle dispose d’une réserve de 34 millions de tonnes. Deux millions de tonnes de métal brut seront extraites annuellement pour produire 170 mille tonnes de concentré de zinc et 30 000 tonnes de concentré de plomb.
Elle emploiera environ 800 travailleurs directement et plus de 4 000 indirectement, ce qui contribuera à couvrir le marché national avec ces deux minerais. En septembre 2023, les pouvoirs publics, via un décret exécutif publié au Journal Officiel, avaient déclaré la mine de zinc et de plomb située dans les communes d’Amizour et de Tala Hamza, d’« utilité publique ». De ce fait, les autorités se sont donné tous les moyens légaux pour entamer l’exploitation de ce gisement.
Ce projet représente également l’une des 12 plus grandes mines au monde, avec des réserves dépassant 24 millions de tonnes par an. L’exploitation sera réalisée grâce à des technologies propres et avancées, renforçant ainsi la position de l’Algérie en tant qu’acteur incontournable sur le marché mondial du zinc et du plomb.
À terme, ce projet contribuera à la création de centaines d’emplois directs et indirects pour les jeunes de la région, tant pendant la phase d’exploitation que dans l’accompagnement des projets industriels. Il stimulera également le développement local en attirant de nouveaux investissements, en améliorant les infrastructures et en diversifiant l’activité économique au-delà du secteur des services conventionnels.
