Pour cette finale de Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, le voisin de l’ouest n’a pas l’intention de prendre le moindre risque.
La qualification du Maroc sa finale de la CAN 2025 continue de faire couler beaucoup d’encre.
Ainsi et officiellement, les voisins de l’ouest ont validé leur billet pour l’ultime rendez-vous continental. Officieusement, la manière alimente un débat persistant.
Désignations arbitrales contestées, décisions litigieuses dans des moments clés et gestion trouble des fins de rencontre : autant d’éléments qui ont nourri un climat de suspicion autour du parcours du pays hôte. À l’opposé, le Sénégal s’est hissé en finale au terme d’un cheminement jugé plus limpide, plus cohérent et sportivement assumé.
Une finale sous haute surveillance arbitrale
À l’approche de cette finale très attendue, l’arbitrage s’impose comme le sujet central. Un fait retient particulièrement l’attention : l’absence annoncée de Mustapha Ghorbal, pourtant considéré comme l’un des arbitres les plus fiables du continent si ce n’est le meilleur.
Plus largement, aucun officiel algérien ne devrait être désigné pour cette finale, une donnée qui renforce le malaise dans un contexte déjà extrêmement tendu. Cette situation n’a pas échappé aux observateurs internationaux.
« Il faut arrêter de nous prendre pour des billes! »
Sur le plateau de L’Équipe, le journaliste Grégory Schneider a résumé le sentiment ambiant par une sortie particulièrement sévère : « Ce qui serait bien, c’est qu’on gagne un peu de temps et qu’on leur donne leur coupe directement. Il faut arrêter de me prendre pour une bille en tant que spectateur et d’insulter le football et les joueurs, qui sont les premières victimes. ». Une déclaration brute, mais révélatrice d’un malaise profond autour de la crédibilité de l’arbitrage africain dans les grands rendez-vous.
La finale Maroc–Sénégal dépassera donc largement le cadre sportif : elle engagera aussi la confiance du public envers l’équité de la compétition.
