L’Algérie fait de la sécurité alimentaire son cheval de bataille et le secteur de l’agriculture son fer de lance en la matière.
Atteindre ou, du moins « approcher » l’autosuffisance alimentaire d’ici l’horizon 2029, est un engagement présidentiel et le ministre de du secteur tente de le concrétiser par tous les moyens.
Ainsi et lors d’une Journée parlementaire organisée, hier dimanche 1er février 2026 et dédiée à la sécurité alimentaire en Algérie, le ministre de l’Agriculture, M. Yacine El Mahdi Oualid, a présenté les axes majeurs de l’approche stratégique déployée dans son secteur.
Une réduction « progressive » des importations
En effet et au cours de son intervention, le ministre a mis en exergue le « pilier » de sa stratégie : parvenir au seuil du plus haut niveau possible d’autosuffisance grâce à la production nationale, dans le but de répondre à la demande croissante et des besoins des citoyens. Selon l’intervenant, cette stratégie œuvre à réduire de « manière progressive » la dépendance à l’importation de divers produits agricoles.
A cet effet, des lignes directrices et une feuille de route sectorielle ont ainsi été formulées et récemment exposée lors du Conseil des ministres. Sur cette dernière figurent les recommandations issues des Assises nationales pour la modernisation de l’agriculture, tenues fin octobre 2025, avec la participation de plus de 1 200 experts, professionnels et chercheurs, nationaux et étrangers. Le ministre a également a souligné les défis majeurs auxquels est confronté le domaine agricole algérien : changement climatique, gestion durable des ressources et nécessité d’inclure recherche scientifique et innovation technologiques dans le secteur agricole.
Yacine Oulid déroule sa « feuille de route »
Afin d’atteindre cet objectif, le représentant du gouvernement a déroulé une feuille de route non-exhaustive, axée sur plusieurs points, dont principalement
· L’optimisation de la filière céréalière.
· La création de centres d’analyses destinés à la santé végétale et animale.
o Le développement de la culture de plants d’arbres à valeur économique, tels que les fruits secs, arganier et caroubier.
o L’élaboration de projets qui boosteront la production nationale de reproducteurs avicoles, conjointement à la création de programmes locaux d’amélioration génétique. Cette démarche a pour objectif de libérer la filière avicole de la dépendance aux intrants biologiques importés.
o La mise en place d’un stock stratégique de maïs en grain pour éviter toute éventuelles perturbations que pourrait rencontrer la filière avicole.
o La mise en avant de formules alimentaires de bétail nouvelles composées à partir de matières premières locales, pour remplacer soja et orge.
o La refonte de la législation concernant l’élevage, intégrant ainsi des questions relatives au aliments destinés au bétail, l’identification électronique du cheptel, protection des femelles reproductrices et sanctions en cas d’abatage de celles-ci. Ces lois s’accompagnent du lancement d’un programme national d’implantation embryonnaire dans l’élevage bovin.
Enfin et d’après M. Yacine Oualid, la dynamique de cette stratégie reflète la volonté de l’État de « propulser » le secteur agricole en tête de ses priorités pour aboutir à la souveraineté économique. Le gouvernement souhaite réduire la dépendance aux importations et valoriser les ressources nationales.
