L’Algérie vient de remporter une « bataille » stratégique à Niamey face au Maroc et sa chimère du gazoduc Afrique-Atlantique (GAA).
Le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, en compagnie du PDG de Sonatrach, M. Nourredine Daoudi, ont en effet définitivement damer le pion à Rabat et par la même occasion, enterré le projet « mort-né » du gazoduc marocain.
Ainsi, le passage du gazoduc TSGP par le Niger était jusqu’à hier lundi 26 janvier 2026 le seul et unique obstacle à la concrétisation de ce projet stratégique et la propagande du Makhzen marocain, avait axé sa diatribe contre l’Algérie, en se basant sur les tensions diplomatiques entre Alger et Niamey. Or cette dernière, est revenue à la raison en « déroulant le tapis rouge » à ce gazoduc.
Le Niger ouvre la voie au TSGP
En effet, c’est le président du Niger, le Général Abdourahamane Tiani qui vient d’officialiser la relance des travaux du gazoduc transsaharien TSGP, en affirmant que son pays « accorde la plus grande importance » à la concrétisation de ce projet, soutenant au passage que le Niger « valorise au plus haut point » les efforts de l’Algérie visant à mener à terme ce projet névralgique. Ces déclarations hautement positives et encourageantes de la part du chef de l’État du Niger, ne laissent plus aucun doute sur la reprise effective des travaux de ce gazoduc.
Mieux, à Rabat ces déclarations sont perçues comme un coup de boutoir, ou pour ainsi dire le « dernier clou » planté dans le cercueil de farfelu projet du gazoduc Afrique-Atlantique initié par le Royaume de M6. D’ailleurs, récemment encore, les analystes du cabinet Narco, repris par l’agence espagnole Europa Press, qualifient le projet de gazoduc Afrique-Atlantique (GAA) « d’éléphant blanc », une terminologie utilisée pour désigner les projets coûteux et inutiles en comparaison avec le gazoduc transsaharien prôné par l’Algérie.
L’axe Alger-Niamey consolidé
Par ailleurs, le président du Niger et lors de sa rencontre avec le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a souligné l’« amitié historique et durable » qui unit son pays et l’Algérie. Ces liens, sont fondés selon le Général Abdourahamane Tiani, sur les valeurs de confiance, de solidarité et d’entraide, valeurs africaines qui promeuvent l’unité et la solidarité entre les peuples du continent.
Dans ce contexte, le Président du Niger a salué l’expertise algérienne, notamment dans le secteur pétrolier et gazier, et a exprimé la volonté de son pays de bénéficier de l’expérience algérienne dans ces domaines, en particulier grâce au projet d’exploration et de production de Sonatrach sur le champ pétrolier de Kafra.
Pour sa part, M. Arkab, a transmis au président nigérien les « salutations fraternelles » du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et a fait part de son souhait de « renforcer » les liens fraternels entre les deux peuples frères et d’approfondir la coopération bilatérale dans tous les domaines. En réponse, le président du Niger, a réaffirmé l’engagement de son pays à renforcer la coopération bilatérale avec l’Algérie dans tous les domaines et à œuvrer pour le soutien de la coopération africaine et le renforcement du partenariat Sud-Sud.
Une voie royale pour la concrétisation
Pour rappel, le président de la Chambre des représentants du Nigeria, M. Tajd Al-Ain Abbas, a soutenu le 20 octobre 2025 que le projet de gazoduc transsaharien reliant Lagos à Alger en passant par le Niger est « parfaitement réalisable » et que son pays « soutien » cette initiative.
Plus tôt, soit le 2 septembre 2025, le chef de la délégation de la Banque d’investissement et de développement (BID), relevant de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), M. Olagunju M. Olalekan Ashimolowo, en sa qualité de Vice-président chargé des opérations de la BID, avait réitéré l’intérêt de la Banque à « soutenir et à participer » au financement de grands projets à dimensions stratégiques, tels que le gazoduc transsaharien et les projets d’interconnexion électrique régionale.
À titre indicatif, le gazoduc transsaharien TSGP, soutenu par l’Union Africaine et la Banque Africaine de Développement, constitue un projet stratégique pour le continent. Il permettra d’acheminer entre 20 et 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel du Nigeria vers les marchés internationaux, en traversant le Niger et l’Algérie. Ce projet vise non seulement à renforcer la coopération énergétique entre les pays concernés, mais aussi à offrir des perspectives économiques prometteuses pour l’ensemble de la région.
