L’Algérie et après les récentes et importantes chutes de pluies à travers l’ensemble du pays, voit le spectre du stress hydrique s’éloigner d’avantage.
Ainsi, l’arrivée des pluies et de la neige en ce début de l’année 2026 est rassurante pour les responsables des ressources en eau qui considèrent qu’elles sont de bon augure pour le remplissage des barrages et la régénération des nappes phréatiques.
Plus de 300 millions de m3 en semaine !
En effet et selon M.Mohammed Bakheta, coordinateur principal de l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT), les récentes précipitations ont fait augmenter le taux de barrages de plus de 5% en a peine une semaine.
Ainsi, pour l’intervenant, en début 2026, le stock des barrages était de l’ordre de 2.6 milliards de mètres cubes. Actuellement, il est de l’ordre de 2.9 milliards de mètres, soit une augmentation de plus de 300 000 mètres cubes en une semaine de pluies. « Le taux de remplissage des 81 barrages pour le 22 janvier 2026 de 39 %, soit plus 2.9 milliards de mètres cube d’eau », a-t-il indiqué. Et d’ajouter « C’est un signe de bon rendement après les pluies qui durent depuis plus d’une semaine », a-t-il expliqué.
Des déséquilibres qui se résorbent
Devant les déséquilibres régionaux, l’ANBT mise désormais sur une politique de solidarité hydrique. « Nous visons à renforcer les transferts entre barrages à travers les canalisations, afin de soutenir les régions les plus en difficulté », a précisé le coordinateur, évoquant une solution pragmatique à court terme en attendant une stabilisation durable du régime pluviométrique.
Dans l’Est du pays, le barrage de Kissir, dans la wilaya de Jijel, affiche désormais un taux de remplissage de 100 %. Une situation similaire est observée à l’Ouest, où le barrage d’Oued Taht, à Mascara, est également arrivé à son niveau maximal. Ces deux ouvrages viennent s’ajouter au barrage de la wilaya d’El Tarf, entièrement rempli depuis le mois de décembre dernier, confirmant une dynamique positive dans les régions les plus arrosées.
Actuellement, l’Algérie dispose de 81 barrages opérationnels, offrant une capacité de stockage d’environ 9 milliards de mètres cubes. Par ailleurs, cinq nouveaux barrages sont en construction et devraient ajouter 300 millions de mètres cubes supplémentaires à cette capacité. De plus, plus de 600 retenues collinaires sont déjà en service, principalement utilisées pour l’irrigation agricole, et 159 études sont en cours pour la construction de nouvelles petites retenues et barrages.
