Jamais battue par la RD Congo, l’Algérie aborde ce huitième de finale de CAN avec un avantage mental, nourri par l’histoire et une dynamique collective rassurante.
À la veille d’un huitième de finale qui promet tension et intensité, l’Algérie et la République démocratique du Congo s’apprêtent à écrire une nouvelle page d’une histoire commune finalement assez rare, mais chargée de symboles. Deux nations au palmarès continental identique (deux titres chacune) qui se croisent peu, mais toujours dans des contextes lourds d’enjeux.
Un passé favorable aux Verts, mais…
Sur le plan strictement historique, Algérie garde l’ascendant. Les Verts n’ont jamais perdu face à la République démocratique du Congo, anciennement Zaïre. La première confrontation remonte à la CAN 1988, déjà disputée au Maroc, où l’Algérie s’était imposée sur la plus petite des marges (1-0), dans un match fermé et engagé. Plus récemment, en octobre 2019, les deux sélections s’étaient neutralisées en amical à Blida (1-1), dans une rencontre sans véritable enjeu mais riche en enseignements tactiques.
Ce bilan, aussi favorable soit-il, n’offre aujourd’hui aucune certitude. Le contexte d’un match à élimination directe change tout, surtout dans une CAN où les hiérarchies sont régulièrement bousculées. La RDC arrive avec une génération athlétique, ambitieuse et libérée, tandis que l’Algérie avance avec la confiance d’un groupe solide et discipliné.
Ce 6 janvier 2026, au Maroc, l’histoire ne pèsera rien au coup d’envoi. Un nouveau chapitre s’ouvrira, et seul le terrain dira si la série d’invincibilité algérienne peut se prolonger.
