L’Algérie va mettre le paquet en matière d’investissement dans le domaine des hydrocarbures. C’est ce qu’a annoncé le PDG du Groupe Sonatrach, M.Rachid Hachichi, à l’occasion de l’ouverture de la 13e édition du Salon et Conférence « NAPEC 2025 » à Oran.
Ainsi, selon le PDG de Sonatrach, l’Algérie va investir plus de 60 milliards de dollars dans les hydrocarbures d’ici 2030, dont 80% sont destinés à l’amont pétrolier et gazier.
Partenariat méditerranéen et sécurité énergétique
En effet, M. Rachid Hachichi, a réaffirmé l’ambition de l’Algérie de s’imposer comme un acteur incontournable du paysage énergétique régional, en consolidant sa position de pont naturel entre l’Afrique et le bassin méditerranéen.
Dans son allocution inaugurale, Hachichi a souligné que « l’Algérie, de par sa position géographique stratégique et son expertise avérée, constitue un lien naturel entre l’Afrique et l’Europe ». Il a précisé que cette vocation régionale est au cœur de la stratégie de Sonatrach, qui œuvre à renforcer sa coopération avec les pays africains, notamment dans les domaines de l’exploration, de la production, du développement des infrastructures énergétiques, ainsi que dans la formation, la recherche et l’innovation.
Le PDG de Sonatrach a également mis en exergue l’importance des relations énergétiques avec les pays du pourtour méditerranéen, qualifiant ces derniers de « partenaires stratégiques », au regard des liens historiques solides, des intérêts énergétiques communs et des projets conjoints à long terme.
Dans cette optique, Hachichi a affirmé que l’Algérie, à travers Sonatrach, œuvre activement à consolider sa position de pilier régional de la sécurité énergétique. Cela passe, selon lui, par le développement de projets d’infrastructures, l’amélioration des capacités de transport et de stockage, ainsi que la mise en place de partenariats axés sur la recherche et l’innovation, notamment dans les secteurs émergents comme l’hydrogène et les énergies nouvelles.
Le gaz naturel : une énergie de transition incontournable
Concernant le gaz naturel, Hachichi a rappelé que Sonatrach a démontré sa fiabilité en tant que fournisseur sûr et crédible sur les marchés internationaux. Il a défendu le rôle central du gaz naturel dans la transition énergétique, le qualifiant de source fossile la plus propre, nettement moins polluante que le charbon ou le pétrole, et offrant une flexibilité précieuse pour accompagner l’intégration des énergies renouvelables dans les réseaux énergétiques.
L’innovation technologique au service de l’efficacité énergétique
Le PDG a par ailleurs souligné l’importance croissante de la numérisation, de l’intelligence artificielle et des technologies avancées de traitement des données, qui constituent aujourd’hui des leviers clés pour rationaliser les opérations et améliorer la performance du secteur énergétique.
Il a également mis en lumière le rôle stratégique des technologies de capture, de stockage et d’utilisation du dioxyde de carbone (CCUS), désormais au centre des préoccupations dans l’industrie énergétique mondiale, en tant que solutions prometteuses pour réduire l’empreinte carbone du secteur.
Vers un mix énergétique équilibré et durable
Enfin, Hachichi a détaillé la vision énergétique que Sonatrach souhaite promouvoir, fondée sur un équilibre entre les besoins actuels et les exigences du futur. Ce mix repose d’une part sur le pétrole et le gaz naturel pour répondre à la demande mondiale et garantir la sécurité énergétique, et d’autre part sur les énergies renouvelables, notamment l’hydrogène vert et le solaire, perçues comme des axes stratégiques pour réussir le virage vers un modèle énergétique plus durable.
