Après une semaine de paralysie du transport en Algérie, les grévistes ont repris leur activité aujourd’hui 10 janvier 2026 à la grande joie des usagers du transport privé.
Ainsi, d’Alger à Tamnrasset, en passant par Oran, Annaba, Sétif, Constantine, Béjaia, Bouira et Tizi-Ouzou et toutes les villes du pays, les gares et les stations de taxis ont repris leur fonctionnement habituel.
Au grand bonheur des usagers !
En effet, l’appel des syndicats de transporteurs a été entendu après que celui-ci ait appelé à la reprise eu égard à la disponibilité des sénateurs de relire le texte et les promesses données de l’abroger notamment en ce qui concerne les poursuites suite à un homicide involontaire et peut être même revoir à la baisse les amendes infligées aux contrevenants prévues dans ce nouveau de la route qui a classé les infractions en quatre degrés.
À titre d’exemple, ce matin à la gare de Bouhinoun à Tizi-Ouzou, tous les bus étaient au rendez vous sous la prévision des agents de la direction du transport. Il est vrai que les voyageurs n’ont pas été en grand nombre car cette reprise a eu lieu un jour de week-end, d’une part, et parce qu’aussi, c’est la veille de la fête de Yennayer ( jour férié), d’autre part.
La plupart des voyageurs sont en week-end prolongé. Tout de même, des bus ont fait la navette avec parfois quelques voyageurs jusqu’à Alger, une destination souvent prise d’assaut dès les premières heures de la journée.
Le gouvernement devant ses engagements
Par ailleurs, le transport urbain aussi bien privé que public est assuré de la gare jusqu’au quartiers de la ville et à la périphérie tel par exemple Draâ Ben Khedda et Boukhalfa.
Ainsi, prend fin cet épisode de grève qui a pénalisé les usagers du transport et toutes les autres activités de l’économie nationale. Avec cette prise de conscience des transporteurs ayant usé de sens de responsabilité et de sagesse, les plans de déstabilisation fomentés de l’ étranger par des individus installés aussi bien en France, au Maroc, en Grande Bretagne et au Canada ont échoué. Reçus ce jeudi par le président du Conseil de la nation, les représentants syndicaux ont assuré que les zones d’ombre liées au cadre législatif ont été levées, ouvrant la voie à un retour à la normale du service et à un climat d’apaisement dans le secteur.
Sid Ali Ait El-Hocine, SG du Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT) a affirmé à nos confrères d’Ennhar que le nouveau code de la route «n’a pas été accepté définitivement». Il précisera que ce texte de loi « peut être soumis à une commission paritaire, ce qui signifie que les articles controversés notamment celui relatif à l’homicide volontaire seront révisés », a-t-il déclaré.Il est maintenant attendu que les revendications soulevées par les initiateurs de ce mouvement soient entendues et satisfaites pour permettre de la stabilité, pierre angulaire du développement de tout pays.
