Au Parc national du Djurdjura (PND), lequel s’étend sur pratiquement trois wilayas (Bouira, Béjaïa et Tizi-Ouzou), le cèdre se trouve menacé car des personnes sans scrupules. Ces dernières, s’attaquent contre cet arbre séculaire, espèce dominante dans ce massif forestier qui s’étend sur des milliers d’hectares.
Ainsi et récemment, les agents chargés de la gestion et du gardiennage du PND ont constaté qu’un jeune cèdre que le » contrevenant » a coupé vraisemblablement pour fêter le nouvel an a disparu. En dépit des recherches, ce jeune arbre n’est pas retrouvé. Certainement, après les fêtes, il se retrouvera dans une décharge.
Ces « voleurs » de cèdres…
En effet, un même acte a été observé par le Conservateur des forêts du PND et le chef du secteur du Djurdjura, M. Aziz Mahdi, et si équipe ce trente et un décembre, à la veille du nouvel an lorsqu’une personne s’est livrée à un même acte en coupant un autre jeune arbre( cèdre) . Fort heureusement, après avoir été dénoncé par les riverains, une courte poursuite a été engagée à son encontre avant de l’intercepter à une dizaine de kilomètres de l’acte et récupérer le cèdre. Des poursuites judiciaires seront engagées à l’encontre de cette personne.
Dans un message sur sa page Facebook, M. Aziz Mahdi, a salué les personnes qui ont dénoncé le » contrevenant » et il a même annoncé que des poursuites judiciaires seront engagées à son encontre. » La dénonciation de tels actes doit être généralisée pour sauvegarder ce patrimoine naturel, endémique, rare et fragile », a souligné dans son post, le chef du secteur de Tala Guilef. Il a, par ailleurs, rappelé que depuis 2013, 33 personnes ayant commis des actes abjectes à l’intérieur du PND ont été sévèrement sanctionnées par la justice et des peines d’emprisonnement ont été prononcées à l’encontre de certaines d’entre elles.
Un patrimoine à sauvegarder
Par ailleurs, M. Aziz Mahdi ne cesse d’appeler aussi les randonneurs et les visiteurs à faire preuve de civisme en évitant de laisser leurs déchets sur les lieux d’une part, et de profiter pleinement de la beauté des lieux d’autre part, en veillant sur la disparition des espèces aussi bien animales qu’arboricoles que renferme ce Parc national du Djurdjura, classé patrimoine de l’Unesco. Il y a lieu de rappeler que l’ été dernier, cinq personnes ont été arrêtées par les services de sécurité au marché de Boghni où elles vendaient des plantes médicinales arrachées en plein PND et elles ont été présentées aux instances judiciaires compétentes.
C’est dire que des sanctions sévères sont infligées pour de tels délits accomplis au PND. Cela étant, si les feux de forêts ont ces dernières années décimé de grandes surperficies de végétations, des personnes sans conscience dégradent des espaces en s’attaquant même aux arbres séculaires. Il est, donc, temps de renforcer le personnel qui veillera sur ce patrimoine naturel et animal qui est le Parc national du Djurdjura et pourquoi pas les équiper de drones pour surveiller ce vaste territoire.


