Lueur d’espoir pour le Mali et son peuple. La tyrannie infligée par la junte militaire de Bamako, laquelle est à l’agonie, vient d’être achevée par la naissance d’un front d’opposition, à sa tête le très sage et respecté imam Dicko.
Ainsi, Bamako s’est réveillé ce vendredi non pas la peur au ventre à cause de la menace des terroristes du GNIM qui a imposé un blocus contre l’approvisionnement de la capitale en carburant, mais sur une lueur d’espoir d’un retour à l’ordre constitutionnel qu’ambitionne une coalition politique d’opposition menée par l’imam Dicko et Étienne Fakaba Sissoko.
La CFR en force de rassemblement
En effet, autour de ces deux leaders est née la Coalition des forces pour la République (CFR) qui se présente comme un cadre politique de lutte pacifique pour la reconquête du pouvoir par l’autorité civile.
La CFR vient ainsi suppléer l’absence des partis politiques dissous par les putschistes en se plaçant comme un pôle de résistance, en exil pour l’instant, aux militaires qui se sont accaparés du pouvoir et qui ne daignent pas le rendre aux civils comme ils l’ont promis au lendemain du putsch. Cette coalition autour du charismatique président du haut Conseil Islamique du Mali, réfugié en Algérie, milite, est-il déclaré, pour le rétablissement des libertés fondamentales, le retour à l’ordre constitutionnel avec son corolaire démocratique et républicain.
Mais aussi, l’imam Dicko reprend son ancien projet de dialogue avec la rébellion et les groupes islamistes pour mettre fin aux affrontements armés, pour l’instauration de la paix et de la sécurité.
Un Front contre la tyrannie de Goita
La composante de cette coalition demeure cependant inconnue, maintenue dans l’anonymat parce que nombre de ses membres sont encore au Mali et pourraient subir des représailles de la part de du général Goita qui gère le pays comme une caserne militaire.
Outre des personnalités politiques, on trouve dans cette coalition des activistes associatifs, des personnalités civiles mais aussi des militaires opposés à la ligne d’Assimi Goita qu’ils accusent de privilégier ses intérêts et les intérêts de ses alliés de la junte. Il est également accusé de brader les ressources du pays, qui servent par ailleurs de rétribution à ses soutiens étrangers notamment la société privée de sécurité russe Africa Corps ainsi que la société turque au même objet, SADAT qui fournit des contingents de mercenaires syriens, qui lui assurent la sécurité et l’appui aux opérations de l’armée malienne.
« Parce que l’État tue ses propres soldats…»
La création de la CFR est motivée par le bilan catastrophique de la gestion du pays par la junte militaire. « Parce que l’État tue ses propres soldats par incompétence, abandon ou mensonge, parce que des centaines de civils sont massacrés dans le silence imposé par la terreur », ou « parce que la junte a transformé la souveraineté en slogan et livré notre sécurité à des mercenaires », est-il noté dans le premier communiqué de cette nouvelle force d’opposition et de résistance, comme elle se définit. Elle se propose aussi de trouver des solutions aux problèmes sécuritaires que posent la rébellion et les groupes terroristes à travers le dialogue inclusif.
Désobéissance civile
L’imam Dicko, chargé par l’ancien président, déchu, Ibrahim Boubacar Keita, auquel il s’opposera en 2020, de mettre en œuvre une politique de réconciliation nationale, avait entrepris des pourparlers avec les groupes islamistes autour d’une offre de paix à travers l’extinction des poursuites contre les terroristes « locaux » qui déposeraient les armes.
L’idée est qu’il reprenne, dans le cadre des objectifs de la CFR, la même initiative en incluant les rebelles touaregs du Front de Libération de l’Azawad.
Par ailleurs, le mouvement appelle « les citoyens maliens à la désobéissance civile, les militaires à la désobéissance éthique et les magistrats à la résistance judiciaire », est-il souligné dans le document. Le Mali pourra connaitre des actions populaires ou de corporations pour mettre la pression sur les militaires au pouvoir afin de les contraindre à « revenir à l’ordre constitutionnel ». La rue pourra bientôt réclamer des comptes à Assimi Goita.
