À l’approche du mois sacré de Ramadan, le ministère du Commerce intérieur est sur le qui-vive. Cette mobilisation, est d’autant plus accrue depuis que le président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, avait fixé comme objectif « zéro perturbation», lors de ce mois.
Ainsi et profitant de l’ouverture de la rencontre nationale des cadres du secteur, organisée sous le slogan : « Le secteur du commerce intérieur : un levier pour une économie moderne, transparente et performante », Mme Amel Abdellatif, a exhorté les responsable du secteur à la vigilance.
Entre mobilisation et vigilance
En effet et lors de son intervention, Mme Abdellatif, a souligné qu’à l’approche du mois sacré de Ramadan, cette échéance s’inscrit dans le cadre de l’évaluation des préparatifs lancés au cours des derniers mois, selon une «approche proactive» fondée sur la planification et la mobilisation, afin de renouveler l’engagement au service du citoyen et d’assurer la stabilité du marché. «Cela passe par l’intensification des efforts visant à garantir un approvisionnement régulier dans toutes les wilayas du pays, ainsi que par le lancement du réseau des marchés de proximité à travers les différentes wilayas, en tant qu’espaces proches du citoyen, lui permettant de s’approvisionner en produits de première nécessité à des prix raisonnables et de préserver son pouvoir d’achat», a-t-elle mis en surbrillance.
Dans ce contexte, la ministre du Commerce intérieur, a instruit les différents acteurs du secteur à ce que les marchés de proximité doivent être avant tout un mécanisme efficace de régulation des prix et de réduction du nombre d’intermédiaires, et non de simples espaces de vente.
Pouvoir d’achat : Des mesures concrètes prises
En outre, Mme Abdellatif, évoquera une série de mesures prises par le secteur pour protéger le pouvoir d’achat du citoyen, notamment la prolongation de la période des soldes d’hiver, offrant ainsi de plus larges opportunités de bénéficier d’offres compétitives, ainsi que l’initiative nationale du Conseil algérien du renouveau économique visant à réduire les prix durant le mois de Ramadan, dans le cadre d’un partenariat responsable entre l’État et les opérateurs économiques.
Dans ce sens, l’oratrice notera que l’enjeu ne se limite pas à assurer la disponibilité des marchandises, mais englobe également la maîtrise de leur parcours du producteur au consommateur, en temps réel, à l’aide d’outils de mesure précis permettant de détecter tout déséquilibre entre l’offre et la demande, ainsi que toute dérive injustifiée dans la structure des prix, tout en luttant contre les comportements spéculatifs à leur source et en intervenant en temps opportun avec les mécanismes appropriés.
La protection du consommateur en leitmotiv
Par ailleurs et concernant la protection du consommateur, Mme Abdellatif, a appelé à «renforcer» les actions de contrôle, notamment en ce qui concerne les aliments prêts à consommer et traditionnels durant les périodes nocturnes, en coordination avec les laboratoires de répression des fraudes, afin de garantir la conformité des produits aux normes sanitaires et commerciales et d’assurer une consommation sûre et responsable.
Elle a également insisté sur l’importance de dynamiser les campagnes de sensibilisation en faveur de la rationalisation de la consommation durant le mois de Ramadan, et de l’ancrage d’une culture de consommation consciente fondée sur la modération, la lutte contre le gaspillage et la promotion des valeurs de solidarité et de responsabilité.
Cap sur la modernisation du secteur
Enfin et s’agissant de la modernisation du secteur, l’intervenante insistera sur le fait que son département «avance résolument» vers la généralisation de l’utilisation des plateformes numériques pour le suivi de la distribution des produits, la gestion des marchés et l’amélioration des mécanismes de prise de décision, renforçant ainsi la transparence, l’efficacité et la bonne gouvernance, dans le cadre du plan sectoriel pour la période 2026–2028.
Dans ce cadre, elle a souligné l’importance particulière accordée au développement et à l’organisation du commerce électronique, en tant que levier stratégique de l’économie moderne et moyen efficace de rapprocher le service du citoyen et d’élargir les canaux de distribution.
Elle a également insisté sur le fait que le commerce électronique et le paiement électronique ne constituent pas de simples manifestations de modernité formelle, mais représentent deux piliers essentiels pour la transparence des transactions, la réduction de la circulation des liquidités et l’intégration de l’activité commerciale dans le système formel. Elle a salué l’engagement des commerçants dans le processus de modernisation du secteur et l’expansion croissante de l’adoption des moyens de paiement électronique.
