La retraite anticipée pour le corps enseignant en Algérie se fait attendre. Ils sont des milliers d’enseignants qui attendent de partir en retraite avant soixante ans.
Ainsi, ces enseignants usés et fatigués par le « plus beau métier au monde», avaient bon espoir au lendemain du Conseil des ministres tenu le 9 février 2025, durant lequel, le président Tebboune avait ordonné de baisser la retraite du corps enseignant de trois ans.
Autrement dit, un enseignant peut partir en retraite à 57 ans au lieu de 60 ans et qu’une enseignante peut le faire à 52 ans au lieu de 55 ans comme il est stipulé dans la réforme de la retraite de 2016 qui avait supprimé le droit de retraite anticipée et celui d’avoir accompli 32 ans de service sans condition d’âge. Cependant, cette mesure présidentielle n’est pas prête d’être appliquée.
Rien n’a changé!
En effet, les directions de l’éducation nationale viennent d’informer les enseignants, les personnels administratifs et d’intendance par le biais d’une correspondance que rien n’a changé à ce sujet. Et c’est ainsi que dans cette document , il leur est demandé de déposer leurs dossiers au service du contentieux des académies de leur lieu d’exercice avant le 31 octobre 2025. Aucune autre demande ne sera acceptée une fois ce délai dépassé.
La missive a justifié cela pour que tous les postes vacants soient répertoriés et prendre les mesures nécessaires pour remplacer les personnes parties en retraite. Quant à l’âge, a précisé la circulaire , il est de 60 ans révolus pour les hommes et de 55 ans pour femmes. Ces dernières pourront bénéficier jusqu’à trois ans de réduction pour trois enfants dont l’âge est de neuf ans et plus au moment de la demande à condition de justifier de quinze ans de travail .
Stupeur et interrogations
Toutefois, un enseignant pourra faire une demande de prolongation jusqu’à 65 ans. Ce courrier a, ainsi, mis fin à l’espoir de tous ces enseignants qui attendaient à bénéficier de cette mesure ( réduction de 3 ans de travail). Il y a lieu de rappeler que cette dernière avait soulevé un tollé général au sein des autres corps du système éducatif qui n’ont pas le droit de bénéficier de cette réduction de trois ans hormis l’éducateur.
Les enseignants s’interrogent sur l’année d’entrée en vigueur de cette mesure décidée pour alléger la durée de travail pour ces milliers de fonctionnaires au bout de souffle quand on sait que leur noble mission est devenue ardue ces dernières années pour beaucoup de raisons dont la surcharge des classes, des programmes fastidieux et beaucoup d’autres facteurs qui agacent ces éducateurs.
